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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE. 195

vions garder ces points; mais dans le système âeVuti-possidelis,l’Autriche céderait en Bohême, en Gallicie, en Illyrie, autantde territoire et de population qu’on lui en restituerait au cen-tre de la monarchie. Tout en lui offrant cette facilité dansla répartition des sacrifices, on lui demandait près de neufmillions d’habitants, c’est-à-dire plus du tiers de ses États, cequi équivalait à la détruire. Mais ce n’était là qu’un premiermot pour entamer les pourparlers.

Les négociations s’ouvrirent au moment où l’on commençaità savoir en Autriche que l’expédition de Walcheren auraitpeu de succès; et naturellement elles languirent jusqu’au jouroù l’on sut définitivement que cette expédition n’aurait d’autrerésultat que de faire perdre à l’Angleterre quelques millehommes et beaucoup de millions, et de procurer à Napoléonune armée de plus. L’empereur François, amené par la pertede la bataille deWagram, par le danger de son arméeàZnaïm,par la démoralisation de tous les chefs militaires, amené mal-gré lui à traiter, avait chargé M. de Metternich, son ambassa-deur à Paris, de négocier avec M. de Champagny en profitantde relations déjà établies. M. de Metternich devait remplacerdans la direction des affaires M. de Stadion, qui s’était consti-tué le représentant de la politique de guerre, moins par sapropre impulsion que par celle de son frère, prêtre passionnéet fougueux, et qui avait senti après la bataille de Wagram lanécessité de donner sa démission, pour céder la place auxpartisans de la politique de paix. Toutefois M. de Metternichn’avait consenti à devenir le successeur de M. de Stadion, quelorsque les deux puissances auraient formellement opté entrela paix et la guerre, par la conclusion d’un traité définitif.Jusque-là, M. de Stadion avait dû rester avec l’armée aux en-virons d’Olmutz , et gérer les affaires par intérim. L’Empe-reur était venu en Hongrie, à la résidence de Dotis, et M. deMetternich dont la paix devait être le triomphe et assurer l’en-trée au cabinet, avait accepté la mission de négocier à Alten-

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Sept. 1809.

MM. de Metter-nicU etdeNugentcharges de re-présenter l’Au-triche à Alten-bourg.