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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVII.

Sept. 1809 . bourg. On lui avait adjoint M. de Nugent, chef d’état-majorde l’armée autrichienne, pour tous les détails militaires, etpour la discussion des points relatifs au tracé des frontières.Du reste, tandis qu’on négociait, on tâchait aussi, comme lefaisait Napoléon lui-même, d’exciter le zèle des provinces de-meurées à la monarchie, de recruter l’armée, et de reconstruire■son matériel.

Les premiers pourparlers eurent lieu à la fin d’août, plusd’un mois après le combat de Znaïm et la signature de l’armi-stice, tant il avait fallu de temps pour réunir les plénipoten-tiaires, et leur tracer leurs instructions. On avait facilementconsenti à cette prolongation de l’armistice qui n’aurait dûavoir qu’un mois de durée, car personne n’était pressé, Napo-léon parce qu’il vivait aux dépens de l’Autriche, et qu’il avaitses renforts à recevoir, et l’Autriche parce que, bien qu’elle payâtles frais de notre séjour, elle voulait refaire ses forces, et con-naître le résultat de l’expédition de Walcheren. En attendantelle voulait surtout que les négociateurs français s’expliquas-sent sur l’étendue véritable de leurs prétentions.

Attitmledes trois Dès l’abord M. de Champagny se montra doux et calme,négociateurs an ... n , . ...

deimt des cnn- comme il avait coutume d’être, mais her du souverain qu’il

fer<*nces.

représentait; M. de Nugent, sombre, cassant, blessé, comme ildevait être dans son orgueil de militaire; M. de Metternich,froid, fin sous des formes dogmatiques , longuement raison-neur, cherchant, comme il convenait à son rôle, â réparer lesécarts du collègue qu’on lui avait donné ’. Après quelquetemps un commencement de confiance succéda à la gêne despremiers jours. M. de Nugent devint moins amer, M. de Met-ternich moins formaliste, et M. de Champagny, qui changeaitpeu, resta comme il était, c’est-à-dire absolu, non par l’effet

1 Je n’ai pas besoin «1e répéter encore qu'aimant uniquement la vérité, etnon les peintures «le fantaisie, je prends dans les correspondances intimesde Napoléon, de MM. de Champagny, Maret, de Caulalnconrt, le récit exactde cette curieuse négociation.

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