LE DIVORCE.
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dirait pas, et qu’on ne lui attribuât le projet de rétablir la Sept. îeng.Pologne, afin de le brouiller avec la Russie, il voulut qu’ontint un procès-verbal des conférences. La précaution n’étaitpas sans utilité, mais elle allait rendre la négociation inter-minable. — Nous ne sommes plus des négociateurs, nous som-mes de pures machines, fit observer M. de Metternich. Lapaix est impossible , répétait-il sans cesse, et là-dessus, semontrant triste et découragé, il avoua à M. de Champagnyqu’il considérait cette négociation comme illusoire, car elleressemblait à toutes celles que la France avait entamées avecl’Angleterre, et qu’au fond il croyait l’empereur Napoléon ré-solu de continuer la guerre. — M. de Champagny, qui savaitle contraire, répondit qu’il n’en était rien, que Napoléon dési-rait la paix, avec les avantages qu’il avait droit d’attendre desrésultats de la guerre. — Mais alors , répliqua M. de Metter-nich , pourquoi un principe de négociation inacceptable?pourquoi ces formalités interminables et qui tuent toute con-fiance? —
11 fallait sortir de cette impasse, et Napoléon, satisfait durésultat déjà visible pour lui de l’expédition de Walcheren,n’en voulant pas tirer le moyen de continuer la guerre , maisau contraire celui de conclure une paix avantageuse, autorisaM. de Champagny à faire une première ouverture d’accommo-dement. Si l’Autriche , par exemple, laissait entrevoir qu’elleconsentirait à des sacrifices, à des sacrifices tels que ceux .
,n . , y , Premierabandon
auxquels elle avait consenti a Presbourg, et qui avaient con- des patentionssisté dans l’abandon de trois millions de sujets environ, on répon- Napoléon,drait à cette concession par une autre, on prendrait un termemoyen entre neuf millions et trois, c’est-à-dire quatre ou cinq,par exemple, et on verrait ensuite à s’entendre sur les détails.
Cette ouverture, faite confidentiellement à M. de Metternich,lui révélait ce qu’il supposait déjà, c’est qu’on voulait se dé-partir de ses premières exigences, mais on prétendait à tropencore pour qu’il s’expliquât au nom de sa cour. Le mot