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LIVKE XXXVII.

Sept. 180).

Napoléon ex-plique succe&sivement ses di-verses prétentions.

essentiel, qu’elle était prèle à faire de nouveaux sacrifices deterritoire, ce mot lui coûtait à prononcer, car jusqu’ici elleétait toujours partie de cette base, qu’elle donnerait de l’ar-gent et point de territoire. Cependant M. de Metternich en ré-féra à sa cour, qui était à quelques lieues d’Altenbourg, c’est-à-dire à Dotis. En attendant, les deux diplomates autrichiensdemandèrent qu’on s’expliquât formellement sur ce qu’onvoulait garder et sur ce qu’on voulait rendre. Us demandèrentqu’on laissât de côté ces principes généraux de négociation,tels que Yuti-possidetis, et ce qu’on appelait les sacrifices dePresbourg, lesquels ne signifiaient rien, ou signifiaient des cho-ses inacceptables.

Napoléon, qui désirait la paix, se décida donc à faire unnouveau pas, et rédigea lui-même une note fort courte, danslaquelle il commençait à parler clairement, et demandait surle Danube, la Haute-Autriche jusqu’à la ligne de l’Enns, pourl’adjoindre à la Bavière, se réservant d’indiquer plus tard lesacrifice qu’il croirait devoir exiger du côté de l’Italie. C’étaitun premier sacrifice de 800 mille habitants, qui privait l’Au-triche de l’importante ville de Lintz (voir la carte n° 34 ), deslignes de la Traun et de l’Enns, et portait la frontière bavaroiseà quelques lieues de Vienne. Les diplomates autrichiensreçurent cette note sans aucune observation, la prenant adreferendum, c’est-à-dire sauf communication à leur cour. M.deMetternich se contenta de dire en conversation à M. de Cham-pagny : 11 paraît que votre maître ne veut pas que l’empereurFrançois rentre à Vienne, puisqu’il place les Bavarois aux por-tes de cette capitale. — Il est certain qu’en concédant ce quedemandait Napoléon, il ne restait plus que la position deSaint-Polten à disputer pour couvrir Vienne , et que l’empe-reur François n’avait qu’à transporter sa capitale à Presbourg,ou à Comorn.

Après deux jours, les diplomates autrichiens répondirent le27 août par une déclaration au procès-verbal des conférences,