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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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que tant qu’ils ne sauraient pas ce qu’on exigeait du côté de Sc P'- taw-l’Italie, il leur serait impossible de s’expliquer, et qu’ils priaientle négociateur français de vouloir bien déclarer en entier lesdésirs de son gouvernement. Napoléon, obligé de déclinerses prétentions l’une après l’autre , rédigea encore une note,qu’il fit signifier à Altenbourg par M. de Champagny. Il en-tendait, disait-il, du côté de l’Italie, se réserver la Carinthie,la Carniole , et, à partir de la Garniole , la rive droite de laSave jusqu’aux frontières de la Bosnie. (Voir la carte n° 31.)

Ainsi Napoléon se réservait, premièrement le revers des Al-pes Carniques, la haute vallée de la Drave, Villach et Clagen-furt; secondement, le revers des Alpes Juliennes, la hautevallée de la Save, Laybach, Trieste , Fiume , ce qui liait parune large et riche province l’Italie à la Dalmatie, et le menaitpar une contiguïté non interrompue de territoire jusqu’auxfrontières de l’empire turc. Ce nouveau sacrifice décou-vrait Vienne du côté de l’Italie, comme on l’avait décou-verte du côté de la Haute-Autriche, puisque les positionsde Tarvis, de Villach, de Clagenfurth passaient dans nos mains,et qu’il ne restait plus pour défendre cette capitale que lespositions de Léoben à Neustadl, c’est-à-dire le prolongementdes Alpes Noriques. Comme population, c’était une perte de14 à 1,500 mille habitants.

Cette seconde note communiquée à la diplomatie autri-chienne la trouva silencieuse et triste de même que la pre-mière. Les plénipotentiaires la reçurent encore ad referen-dum. M. de Metternich, qui tous les soirs voyait M. de Cham-pagny , se borna à lui dire qu’on démembrait ainsi la monar-chie pièce à pièce, qu’on découvrait la capitale de tous lescôtés, qu’on faisait tomber sur les deux routes d’Allemagne etd’Italie les défenses qui la protégeaient, qu’évidemment on nevoulait point la paix; qu’au surplus on se trompait si oncroyait la puissance autrichienne détruite, que les provincesrestées à la monarchie montraient un zèle extraordinaire, et