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LIVRE XXXVII.

Sept. 1609.

La diplomatieautrichienneexige, avant den’expliquer,qu'on lui fasseconnaître la to-talité des pré-tentions de laFrance.

Napoléon faitenfin connaître latotalité de sesprétentions.

que la guerre, si elle continuait, serait une guerre de déses-poir : à quoi M. de Champagny répondit que sur le pied dessacrifices actuellement demandés, et en y ajoutant ce qu’onavait l’intention de réclamer en Bohême et en Gallicie, le totaldes prétentions de la France ne s’élèverait pas à la moitié deVuti-possidetis. M. de Champagny ajouta que quant à laguerre on ne la craignait pas, queNapoléon avait employé lesdeux mois de l’armistice à doubler ses forces, qu’il avait,sans retirer un seul homme des armées d’Espagne, trois centmille combattants sur le Danube, outre cent mille sur l’Escaut,ces derniers dus à l’heureuse expédition de Walcheren, etqu’avec un mois de plus de guerre, la maison Autriche seraitdétruite. A ces déclarations M. de Metternich répliquait pardes expressions de douleur, qui laissaient voir que son opiniondifférait peu de celle du négociateur français.

Le 1 er septembre on reçut une nouvelle signification desplénipotentiaires autrichiens, tendant à demander que la tota-lité des prétentions françaises fût produite. Cet abandon,disaient-ils, de la Haute-Autriche, de la Carinthie, de la Car-niole, d’une partie de la Croatie, n’était pas tout certainement?la France ne voulait-elle rien ailleurs? On avait besoin de lesavoir avant de s’expliquer. —

Napoléon , qui, de Schœnbrunn dirigeait toute la négocia-tion , mêlant à ce travail diplomatique des courses à cheval àtravers les cantonnements de ses troupes , Napoléon fit ré-pondre le 4 septembre par une note qu’il avait encore rédigéelui-même. Dans cette note, il disait que la ville de Dresde,capitale de son allié le roi de Saxe, se trouvant à une marchede la frontière de Bohème , situation dont la dernière cam-pagne avait révélé le danger, il réclamait trois cercles de laBohême, pour éloigner d’autant la frontière autrichienne.C’était un nouveau sacrifice de 400 mille habitants, et qui,naturellement, pour couvrir Dresde, découvrait Prague. EnfinNapoléon, pour faire connaître la totalité de ses prétentions,