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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVII.

sept. 1809 . Cette controverse l’avait entièrement changé, et rien qu’ilDispositions de ne considérât point les quelques lieues de territoire, les quel-^commencer la ques milliers de sujets qu’on se disputait, comme valant une

guerre.

nouvelle guerre, l’idée de tous les mauvais vouloirs qu’il aper-cevait dans la cour d’Autriche lui revenait vivement à l’esprit,et la résolution de détruire cette puissance renaissait peu àpeu. Il donna en effet des ordres formels pour une reprised’hostilités. Son armée s’était accrue chaque jour depuisl’ouverture des négociations. Son infanterie était complétée,reposée, et aussi belle que jamais. Toute sa cavalerie était

« A M. de Champagny.

,, Schœnbrunn, le ‘2*2 septembre 1809, à midi.

»Je reçois votre lettre du 21, avec le protocole de la séance du même jour.Votre réponse ne me parait pas avoir le caractère de supériorité que doitavoir tout ce qui vient de notre part. Il faut leur laisser le rabâchage etles bêtises. D’ailleurs, votre réponse ne remplit pas mon but, il faut enfaire une seconde dans les termes de la note ci-jointe.

»P. S. Cette note étant ma première dictée, il y a beaucoup de chosesde style à arranger, je vous laisse ce soin.

«Napolrok.»

NOTE.

«Le sousigné a transmis à l'Empereur, son maître, le protocole de laséance du 21 , et a reçu ordre de faire la réponse suivante aux observationsdes plénipotentiaires autrichiens.

»Les bases contenues dans le protocole du .... sont l’ultimatum de l’Em-pereur, duquel il ne saurait se départir. En mettant les 1,600 mille âmessur la frontière de l’Inn et sur la frontière d’Italie, S. M. a cru faire unechose agréable à l’Autriche en la laissant maîtresse de faire elle-même lescoupures, en consultant les localités et ses convenances. Mais c’est un ca-ractère particulier de la négociation que tout ce qui est fait dans le sensde l’avantage de l’Autriche et imaginé pour diminuer les charges qui lui sontdemandées, est considéré dans un sens inverse, soit que les plénipotentiairesautrichiens n’y veuillent pas réfléchir, soit qu’il soit dans leur volonté des’attacher à tout ce qui peut contrarier la marche de la négociation.

«Ainsi donc S. M. a fait une chose plus avantageuse à l’Autriche, lors-qu’elle a demandé 1,600 mille âmes sur la frontière del’Inn et sur celle d’Italie,