LE DIVORCE.
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faire auprès de lui par un tel chemin. Le colonel Radet trou-blé, s’excusa en alléguant des ordres auxquels il étaitobligé d’obéir, et lui dit qu’il était chargé de le conduire horsde Rome. Pie VII sentant que toute résistance serait inutile,demanda à être suivi du cardinal Pacca et de quelques per-sonnes de sa maison; on y consentit, à condition qu’il parti-rait sur-le-champ, et que les personnes dont il voulait êtresuivi ne le joindraient que quelques heures après. Le pontifes’étant résigné, on le plaça dans une voiture, et le colonelRadet s’asseyant sur le siège de devant, on traversa Rome etles premiers relais sans être reconnu. On couru la poste sanss’arrêter jusqu’à Radicofani. Là, le Pape étant fatigué, et nevoyant pas arriver les personnes qu’il avait demandées, refusad’aller plus loin. D’ailleurs une fièvre assez forte l’avait saisiet il était impossible de ne pas lui accorder un peu de repos.Après une journée on le remit en route, puis on traversaSienne, au milieu d’un peuple à genoux, mais soumis, et onarriva le 8 au soir à la Chartreuse de Florence.
La grande-duchesse Élisa, sœur aînée de l’Empereur, la-quelle mettait autant de soin que d’intelligence à bien gou-verner son beau duché de Toscane, et avait quelque peine ày contenir les esprits échappant là comme ailleurs à l’ascen-dant de Napoléon, fut épouvantée d’avoir un semblable dépôtà garder, et craignit qu’un simple soupçon de complicité dansune telle violence ne lui aliénât tout à fait ses sujets. Elle nevoulut donc point avoir le Pape à Florence. La promptitudede l’enlèvement ayant devancé tous les ordres qui auraientpu émaner de Schœnbrunn en pareille circonstance, chacunpouvait s’exonérer du fardeau en le rejetant sur son voisin.En conséquence, la grande-duchesse ordonna de faire partirle Pape pour Alexandrie, où il serait dans une place forte, etsur les bras du prince Borghèse. On le mit en route le 9pour Gênes, sous l’escorte d’un officier de gendarmerie italien,doux et fait pour plaire à Pie VII. La grande-duchesse avait
Octob. 1809.
Translation dePie VII à Flo-rence.
Translation dePie VII de Flo-rence à Grenoble.