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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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pas plus l’avoir en France, que le prince Borghèse n’avait Octob. îaoo.voulu l’avoir à Alexandrie, et la grande-duchesse Élisa à Flo-rence , ignorant d’ailleurs que le Pape fût déjà à Grenoble, ildésigna Savone, dans la rivière de Gènes, où il avait unebonne citadelle, et un logement convenable pour recevoir lePape. Le ministre de la police, sur cette lettre, fit partirPie VII de Grenoble pour Savone, mouvement que Napoléonblâma également lorsqu’il en fut informé , craignant que cesdéplacements répétés ne parussent une suite de vexations in-décentes à l’égard d’un vieillard auguste , qu’il aimait encoreen l’opprimant, dont il était aimé aussi malgré cette oppres-sion. Il ordonna qu’on envoyât de Paris un de ces chambel-lans, M. de Salmatoris, avec une troupe de valets et un mobi-lier considérable, afin de préparer auPape une réprésentationdigne de lui. Il ordonna qu’on le laissât faire tout ce qu’ilvoudrait, accomplir toutes les cérémonies du culte, et recevoirles hommages des populations nombreuses qui se déplace-raient pour venir le voir. En même temps il prescrivit la Projet de Napo-

léon d’établir à

translation à Paris des cardinaux. des généraux des divers Paris ,e

° du gouverne*

ordres religieux , des personnages de la chancellerie romaine, ment ®P iritue *des membres des tribunaux de la Daterie et de la Pénitence-rie , enfin des Archives pontificales, roulant dans sa tête leprojet de placer à côté du chef du nouvel empire d’Occident,le souverain pontife, et croyant qu’il pourrait ainsi établir à

le Pape: c’est tine grande folie. Il fallait arrêter le cardinal Pacca et laisserle Pape tranquille à Rouie; mais enfin il n’y a point de remède: ce qui estfait est fait. Je ne sais ce qn’anra fait le prince de Borghèse; mais mon in-tention est que le Pape n’entre pas en France. S’il est encore dans larivière de Gênes, la meilleure place oh l’on pourrait le placer serait Savone.Il y a là une assez grande maison où il serait assez convenablement, jusqu’àce qu’on sache ce que cela doit devenir. Je ne m’oppose point, si sa dé-mence finit, à ce qu’il soit renvoyé àRome. S’il était entré en France, faites-lerétrograder sur Savone etsurSan-Remo. Faites surveiller sa correspondance.

«Quant au cardinal Pacca, faites-le enfermer à Fenestrelle, et faites-luiconnaître que s’il y a un Français assassiné par l’effet de ses instigations, ilsera le premier qui payera de sa tète. Napolkon.»

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