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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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personne n’avait craint, n’avait douté, n’avait été inquiet. Les Octob. îmAnglais avaient été ineptes, les Autrichiens follement pré-somptueux. Les Espagagols allaient être accablés. Du Pape,de l’inutile et odieuse violence qu’il avait subie, pas un mot.

Napoléon ne voulant pas qu’on en parlât, on n’en parlait pas,afin que ce fût, comme il le commandait, chose de peu deconséquence, affaire de prêtres, qui n’était plus digne d’occu-per la gravité du dix-neuvième siècle. Et puis toute conver-sation sur les affaires publiques finissait par une confidence àl’oreille, sur le malheur de voir le trône occupé par une sou-veraine fort attachante, mais stérile. Il fallait se garder desonder la pensée du tout-puissant Empereur, mais il n’étaitpas possible qu’il ne songeât pas à compléter l’édifice qu’ilavait élevé, en donnant un héritier à l’Empire. Tous les trô-nes de l’Europe , disait-on, s’empresseraient d’offrir la mèrede ce futur maître de l’Occident, et alors cet enfant né, l’Em-pire serait éternel 1 Enfin, tandis que Paris commençait àparler, à contredire, tout en admirant encore, à Fontainebleauon se taisait, à moins que ce ne fût pour dire en un langage,humble, banal, insipide, ce qu’on avait entrevu dans le regarddominateur de Napoléon.

Toute sa famille avait demandé à venir pour expier, ceux- p,.;^™' 0 " Fon-ci quelques faiblesses ou quelques résistances, ceux-là quel- lamebleau -ques propos dont ils avaient été la cause involontaire. Jé-rôme, roideWestphalie, avait mal dirigélepeu de mouvementsmilitaires qu’il avait eu à exécuter; il avait trop dépensé pourses plaisirs et pas assez pour son armée. Louis, roi de Hol-lande, non point pour satisfaire à ses goûts de luxe, mais pourplaire à l’esprit parcimonieux des Hollandais , n’avait pointentretenu assez de troupes, et surtout il avait favorisé, ou dumoins nullement réprimé, le commerce interlope avec l’Angle-terre. Murat, éloigné de l’armée pour régner à Naples, où ilessayait de flatter toutes les classes de ses sujets, Murat avait,probablement sans le savoir, donné lieu à des propos