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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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fit sa rentrée à Paris à cheval le ,14 novembre. Il n’yavait point paru depuis son départ pour l’armée, le 12avril. Les fêtes pour la paix s’ajoutant à tout l’éclat d’uneréunion princière sans exemple, Paris jouit d’un automnebrillant et qui arrivait à propos, après un été et un printempsqui n’avaient présenté que solitude et tristesse.

Mais, au milieu de ces fêtes, Napoléon préparait enfin lagrande résolution, qui devait tant coûter à son cœur, tantplaire à son orgueil, et si peu servir sa puissance, nous vou-lons parler du divorce et du mariage qui allait s’ensuivre.Les scènes de jalousie devenues plus vives à mesure que l’in-fortunée Joséphine croyait s’apercevoir qu’on lui cachait quel-que chose de plus grave qu’une infidélité, irritaient Napoléonsans lui donner pourtant la force de rompre. 11 s’y essayaiten devenant plus froid, plus contenu, plus dur. Mais cetétat lui était insupportable, et il avait hâte d’en finir. Il fitpartir pour Milan un courrier qui portait au prince Eugènel’ordre de venir sur-le-champ à Paris. Il y retint la reineIlortense, afin d’entourer Joséphine de ses enfants dans lemoment difficile, et de lui préparer ainsi les consolations qu’ilpensait devoir lui être les plus douces. Il manda l’archichan-celier Cambacérès, M. de Champagny, et s’ouvrit séparémentà eux, mais à eux seuls, de la résolution qu’il avait définiti-vement prise, et à laquelle ils étaient appelés à concourirchacun de son côté. Avec l’archichancelier Cambacérès ils’occupa de la forme du divorce. Il lui dit que Joséphine sedoutait de ce qui se préparait, mais qu’il attendait le princeEugène pour lui tout avouer; que jusque-là il désirait le se-cret le plus absolu, et qu’il voulait en finir immédiatementaprès. Il lui répéta ses raisons de divorcer, tirées de la né-cessité d’assurer un héritier à l’Empire, un héritier incontesté,devant lequel se tairaient toutes les jalousies de famille. Illaissa voir encore toutes les illusions qu’il se faisait, attachantla durée non à la prudence, mais à un mariage, qui, bienTom. XI. 1 7

Nov. 1809.

Napoléon se dé-cide enfin audivorce.

Napoléon mandele prince Eugèneà Paris.

Il concerte avecM. de Cambacé-rès les formesdu divorceet avec M.de Champagnyla négociationrelative au choixd’une nouvelleépouse.