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LIVRE XXXVII.
Jan. 1801. surtout le mariage avec une princesse russe semblant assuré,d’après toutes les apparences. M. de Laborde se hâta derapporter ces détails à M. de Champagny, qui l’autorisa à in-sinuer que le choix de l’empereur Napoléon n’avait rien dedéfinitif, que tout ce qu’on disait dans le public était très-hasardé, et qu’il n’était pas impossible que la politique del’Empereur le ramenât bientôt vers une alliance autrichienne.Ces paroles redites , sans caractère officiel, avec beaucoupd’adresse, comme bruits recueillis à bonne source, causèrentune grande satisfaction au prince de Schwarzenberg , qui sehâta d’écrire à Vienne, pour savoir comment il devrait ac-cueillir une demande de mariage, si le sort des négociationslui en faisait arriver une.
Partage ii opi- Pendant ces négociations avec la cour de Saint-Pétersbourg
nion dans la cour w
de Napoléon sur e t ces secrètes communications avec la cour d’Autriche, la
le meilleur choix 7
prîncesse^russe cl '°Y ance a un mariage russe était généralement établie à
* 'a u tu cto enrfe. s e Paris, mais les désirs fort partagés entre une princesse russeet une princesse autrichienne. La plupart de ceux qui en-touraient Napoléon se faisaient une opinion suivant leur posi-tion, leur passé, leur intérêts ; quelques-uns, en petit nombre,suivant leur prévoyance désintéressée. Tous ceux quiavaient une affinité quelconque avec l’ancien régime, commeM. de Talleyrand, par exemple, et qui voyaient dans un mar-riage autrichien un pas de plus en arrière, opinaient pour unefille de l’empereur François. M. de Talleyrand avait en outreun penchant invariable pour l’Autriche contre les puissancesdu Nord, et des liaisons avec cette cour, qui souvent avaientparu suspectes à Napoléon. M v Maret, que M. de Talleyrandtraitait avec un extrême dédain, se trouvait cette fois d’accordavec lui, et tous deux semblaient s’être entendus pour tenir lemême langage. M. Maret n’avait pas d’autre raison que d’a-voir été l’intermédiaire par MM. de Sémonville et de Floretdes premières confidences de l’Autriche. Dans la famille im-périale, la famille Beauharnais tout entière inclinait pour