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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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l’Autriche, et sur une question qui n’aurait jamais dû provo- Janv. îsio.quer de sa part aucun avis, elle se hâtait d’en avoir un et del’exprimer avec une étrange vivacité. Son motif vrai c’étaitle désir d’une paix durable enltaiieet enBavière, ce qui pourle prince Eugène et son beau-père était d’un fort grand inté-rêt. Bien que le prince Eugène ne fût pas destiné à régneren Italie si Napoléon avait un héritier direct, il était appelé à 'gouverner ce royaume, en qualité de vice-roi, pendant la viede Napoléon, c’est-à-dire pendant vingt ou trente ans(onsup-posait alors cette durée à son régne et à sa vie), et il souhai-tait que ce royaume ne fût pas comme dans la dernière guerreexposé à voir les Autrichiens à Vérone. Joséphine, qui sedédommageait de sa chute par son ardeur à servir les inté-rêts de ses enfants, avait fait à ce sujet les plus indiscrètesouvertures à madame de Metternich qui n’avait pas quittéParis.

Au contraire, tout ce qui tenait à la Révolution, tout ce quiaimait peu l’ancien régime, tout ce qui appréhendait un tropcomplet retour vers le passé, tout ce qui avait aussi quelqueprévoyance militaire et politique, souhaitait un mariage avecla Russie. La famille Murat, gouvernée surtout par la reinede Naples, craignait que bientôt une princesse autrichiennen’apportât au milieu de la cour impériale une morgue dontauraient à souffrir les princes et princesses de la famille Bona-parte, qui n’avaient pas comme Napoléon leur gloire person-nelle pour les rehausser. L’archichancelier Cambacérès, restépar goût et par sagesse attaché à ce qu’il y avait de fonda-mental dans la révolution de 1789, craignant toujours les pen-chants ambitieux de Napoléon et ses faiblesses cachées soussa grandeur, partageait l’éloignement des Bonaparte pour unmariage autrichien, qui était une sorte d’alliance avec l’ancienrégime. De plus, son tact particulier pour juger de l’espritdu pays, ne lui faisait pressentir aucun avantage pour Napo-léon à ressembler en quelque chose à Louis XVI, et sa