LE DIVOR CE.
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.au sortir de la messe. On y appela les grands dignitaires de Janv. îsio,l’Empire , parmi les ministres celui des affaires étrangères,et le secrétaire d’Etat Maret remplissant les fonctions de secré-taire du conseil, enfin , les présidents du Sénat et du CorpsLégislatif, MM. Garnier et de Fontanes. Napoléon, grave, im-passible, assis dans le fauteuil impérial, avait à sa droite l’ar-chichancelier Cambacérès, le roi Murat, le prince Berthier, àsa gauche l’archilrésorier Lebrun, le prince Eugène, MM. deTalleyrand, Garnier, de Fontanes; M. Maret, fermant le cercle,était assis à l’extrémité de la table du conseil, vis-à-vis del’Empereur.
— Je vous ai réunis , dit Napoléon , pour avoir votre avissur le plus grand intérêt de l’Etat, sur le choix de l’épousequi doit donner des héritiers à l’Empire. Écoutez le rapportde M. de Champagny, après quoi vous voudrez bien me don-ner chacun votre opinion. — M. de Champagny présenta unrapport disert et développé sur les trois alliances entre les-quelles il s’agissait de choisir: l’alliance russe , l'alliance sa-xonne, l’alliance autrichienne. Il affirma que les trois étaientégalement possibles, les trois cours étant également bien dis-posées (assertion un peu exagérée quant à la Russie , maissuffisamment vrai pour qu’on pût la présenter comme telleà ce conseil). Il compara ensuite les avantages personnelsdes trois princesses. La princesse saxonne était un modèlede vertus, un peu avancée en âge, mais parfaitement consti-tuée. La princesse autrichienne avait dix-huit ans, une ex-cellente constitution, une éducation digne de son rang, desqualités douces et attachantes. La princesse russe était unpeu jeune, âgée d’environ quinze ans, douée, disait-on, desqualités désirables dans une souveraine , mais d’une religionqui n’était pas celle-de la France, ce qui entraînerait plus d’unembarras, celui notamment d’une chapelle grecque aux Tui-leries. Quant aux avantages politiques, M. de Champagnyn’hésita pas. Il n’en voyait, il n’en montra que dans l’alliance
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