LE DIVORCE.
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Napoléon. Le sénateur Garnier se prononça pour cet avis Janv. îsio.moyen qui ne compromettait aucun intérêt, l’alliance saxonne.
M. de Fontanes s’éleva avec une chaleur toute littéraire,même avec une sorte d’amertume royaliste contre les alliancesdu Nord. 11 parla comme on parlait à Versailles quand legrand Frédéric et la grande Catherine étaient sur les trônesdu Nord.
Contre l’usage, M. Maret, simple secrétaire, chargé d’écou-ter et de recueillir l’opinion des autres, fut admis à donner lasienne, et émit un avis qui n’avait pas grande importance auxyeux du conseil. Il avait été l’intermédiaire de quelquesconfidences de la légation d’Autriche, et, par le motif du ha-sard, il opina pour la princesse autrichienne. En passant àsa droite, Napoléon devait rencontrer des sentiments diffé-rents. Il entendit bien M. de Champagny répéter ce qu’ilavait dit dans son rapport, le prince Berthier qui aimait l’Au-triche se prononcer pour elle, et une forte majorité se décla-rer ainsi pour une archiduchesse. Mais il restait à consulterMurat et l’archichancelier Cambacérès. Murat montra unevivacité extrême, et exprima au milieu de ce conseil desgrands de l’Empire tout ce qui restait de vieux sentiments ré-volutionnaires dans l’armée. Il soutint que ce mariage avecune princesse autrichienne ne pouvait que réveiller les funes-tes souvenirs de Marie-Antoinette et de Louis XVI, que cessouvenirs étaient loin d’être effacés, loin d’être agréables à lanation; que la famille impériale devait tout à la gloire , à lapuissance de son chef; qu’elle n’avait rien à emprunter à desalliances étrangères, qu’un rapprochement avec l’ancien régimeéloignerait une infinité de cœurs attachés A l’Empire, sansconquérir les cœurs de la noblesse française. Il s’emportamême avec toutes les formes du dévouement contre les par-tisans de l’alliance de famille avec l’Autriche, affirmant qu’unetelle alliance n’avait pu être imaginée par les amis dévoués del’Empereur. On croyait voir derrière lui les Bonaparte