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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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réunies, complétées par la plus puissante de toutes, l’orgueilblessé, agissant sur lui, il se décida sur-le-champ et avec l’in-croyable promptitude qui était le trait distinctif de son carac-tère. Après avoir lu les dépêches de M. de Caulaincourt, ilfit appeler M. de Champagny, lui ordonna d’écrire à Saint-Pé-tersbourg, et de déclarer le jour même à M. de Kourakin, queles lenteurs qu’on mettait à lui répondre le déliaient non d’unengagement (il n’y en avait jamais eu à Erfurt), mais de lapréférence qu’il avait cru devoir à la sœur d’un prince sonallié et son ami, qu’une plus longue attente était impossibledans l’état d’anxiété où se trouvaient les esprits de la France;qu’au surplus les nouvelles qu’on lui donnait de la santé de lajeune princesse ne répondaient pas au motif qui lui avait faitdissoudre son ancien mariage pour en contracter un nouveau;que par ces raisons il se décidait pour la princesse autri-chienne, dont la famille, loin d’hésiter, s’offrait elle-même avecun empressement qui avait lieu de le toucher.

Quant à la convention relative à la Pologne , il s’expliquad’une manière plus vive encore, et qui dénotait mieux àquel point le désir de se soustraire aux exigences qu’on vou-lait lui imposer influait sur le choix qu’il venait de faire. —Prendre, dit-il, l’engagement absolu et général que le royaumede Pologne ne sera jamais rétabli, est un acte imprudent etsans dignité de ma part. Si les Polonais, profitant d’une cir-constance favorable, s’insurgeaient à eux seuls et tenaient laRussie en échec, il faudrait donc que j’employasse mes forcesà les soumettre? S’ils trouvaient des alliés, il faudrait quej’employasse toutes mes forces pour combattre ces alliés?C’est me demander une chose impossible , déshonorante , in-dépendante d’ailleurs de ma volonté. Je puis dire qu’aucunconcours , ni direct ni indirect, ne sera fourni par moi à unetentative pour reconstituer la Pologne, mais je ne puis allerau delà Quant à la suppression des mots Pologne et Polo-nais, c’est une barbarie que je ne saurais commettre. Je puis,

TOM. xi. \ 9

Janv. 1810.

Brusque réponseque Napoléonfait à la Russie,et par laquelle ilse dégage enverselle.

Refus de ratifierle traité secretrelatif à laPologne.