LE DIVORCE.
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exalter l’imagination d’une jeune princesse. M. de Metter-nich, qui avait vécu à Paris dans le sein de la famille impé-riale , pouvait d’ailleurs, sous ces derniers rapports , rassurercomplètement l’empereur François. Toutefois, ce monarquequi aimait beaucoup sa fille, et qui ne voulait à aucun degréla contraindre, chargea M. de Metternich d’aller lui en parlerlui-même. Ce ministre se rendit donc auprès de l’archidu-chesse Marie-Louise, pour lui faire part du sort qui l’attendait,si elle voulait bien l’agréer. Cette jeune princesse , commenous l’avons dit, avait dix-huit ans , une belle taille, une ex-cellente santé, la fraîchour allemande, une éducation soignée,quelque esprit, un caractère douxj, les qualités désirables en-fin chez une mère. Elle fut surprise et satisfaite, loin d’êtreeffrayée, d’aller dans cette France où le monstre révolution-naire dévorait naguère les rois, et où un conquérant dominantaujourd’hui le monstre révolutionnaire, faisait trembler lesrois à son tour. Elle accueillit avec la réserve convenable,mais avec une joie sensible , la nouvelle du sort brillant quilui était offert. Elle consentit à devenir l’épouse de Napo-léon, la mère de l’héritier du plus grand empire de l’univers.
Ce consentement donné, on se hâta de tout disposer àVienne pour satisfaire l’impatience de Napoléon. On acceptale contrat de mariage signé à Paris le 7 février par le princede Schwarzenberg, à condition d’une rédaction plus dévelop-pée , et contenant diverses stipulations d’usage dans la mai-son de Habsbourg. On entra dans l’idée de Napoléon de co-pier en tout les formes employées lors du mariage de Marie-Antoinette, sauf, comme nous l’avons dit, une forte augmenta-tion de magnificence. La cour de Vienne, ainsi que celle deParis, se livrait à la joie de cette nouveauté, et à la joie tou-jours un peu'puérile et toujours involontaire , des apprêts defête. Dans ces occasions, on se laisse aller, on se confie, onse réjouit, sans être bien sûr qu’il y ait lieu de le faire, commeles enfants, par le seul besoin physique du mouvement et du
Janv. 1810.
Consentementde Marie-Louisedemandé et reçupar M. deMetternich.
Promptitudequ’on met àVienne dans lesapprêts du ma-riage, pour sa-tisfaire à l’impa-tience deNapoléon.