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[Vol. 6.]
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DOCUMENTS

» Je ne parle pas du passage dusTage, des ponts brûlés, etc.

»

en lui envoyant cet écrit véridique et purementmilitaire. Si j’y avais attaché des vues tellesque celles qui sont énoncées dans la lettre deS, M. C., ma démence ne se serait pas bor-née à les faire connaître seulement au roi, ellem’eût vraisemblablement engagé à les commu-niquer à mon gouvernement et à toutes lespersonnes dont je désire les suffrages; mais leroi est le seul qui jusqu’à présent ait eu con-naissance des détails de la campagne du 1 ercorps, depuis la bataille de Medellin jusqueset compris celle de Talavera. Il n’est doncguère croyable que j’aie voulu me vanter auroi à son détriment, et que j’aie provoqué sonressentiment dans le dessein de perdre sa bien-veillance , à laquelle j’ai prouvé plus d’une foisque j’attachais le plus grand prix. En effet,je ne vois encore rien dans le rapport du chefde l'état-major qui puisse me faire soupçonnerd’une pareille extravagance, si ce n’est qu’ilpèche en plusieurs endroits contre les conve-nances. Je lui avais ordonné de n’y présenterque des faits vrais avec les circonstances quiles ont amenés. Telle était mon intention, monseul désir, il a dû s’y conformer.

S. M. C. veut que je l’aie priée d’approu-ver ce rapport. Si elle se donne la peine derelire la lettre que j’ai eu l’honneur de lui écrireà ce sujet, elle verra que ma prière n’est re-lative qu'aux opérations du 1 er corps et nonau rapport de scs mêmes opérations, et queje désirais qu elle récompensât de son appro-bation la conduite du 1 er corps et la mienne.

Je dois regretter que S. M. C. n'ait pasdaigné s’expliquer sur le passage du Tage,qu elle met au nombre des fautes dont ellem’accuse. Il est probable quelle n’improuvècette opération que parce qu’elle ignore lescauses qui l’ont déterminée. En les lui faisantconnaître, j’espère lui prouver qu’au lieu d’a-voir mérité ses reproches à ce sujet, j’ai renduà l’armée dans cette occasion le service le plusimportant. Ainsi, pour mettre S. M. C. à mêmed’en juger, je vais remonter à l’époque où lesAnglais, maîtres de la campagne en Portugal,