SUR TALAVERA.
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n’avaient plus rien à craindre du côté de M.le duc de Dalmatie.
Le 42 mai, je m’étais porté avec le 4 er corpsd’armée à Alcantara, pour reconnaître et pourchasser une division anglo-portugaise qui s’étaitréunie sur ce point dans le dessein de faireune diversion en faveur de l’armée espagnolede Cuesta, et de masquer en même temps lemouvement que l’armée anglo-portugaise, sousles ordres de sir Arthur Wellesley, se propo-sait de faire sur Plasencia. J’espérais aussi,en me portant sur Alcantara, avoir des nou-velles positives de M. le duc de Dalmatie, donton annonçait la retraite depuis plusieurs jours.Il était intéressant de connaître la véritablesituation de M. le duc de Dalmatie. Deux mo-tifs me conduisaient donc à Alcantara, celuide chasser les ennemis de cette ville et celuide connaître l’état de nos affaires en Portugal.J'ai eu lieu de me louer d’avoir pris ce parti.Il en est résulté des avantages que l’on n’apas assez appréciés.
La division anglo-portugaise, chassée d’Al-cantara par nos troupes jusqu’au delà des fron-tières du Portugal, ne pouvait plus s’opposeraux courses que notre cavalerie devait fairedans ce pays pour demander les nouvelles queje désirais avoir. Elle les fit, et me rapportala confirmation des bruits qui s’étaient répan-dus de la retraite de M. le duc de Dalmatie,avec l’avis qu’un corps de l’armée de sir Arthnr Wellesley marchait vers l’Espagne pouragir contre le 4 cr corps, de concert avec l’ar-mée de Cuesta. Cet avis, répété par tous leshabitants, du pays, ne laissant plus de doutesur sa véracité, j’ai eu l’honneur de le trans-mettre à S. M. C. par ma lettre du 24 maià M. le maréchal Jourdan, major général. Cemouvement combiné des ennemis exigeait né-cessairement une sérieuse attention. Mais pouren faire connaître l’importance, il convient queje la démontre comme je l’ai sentie alors etcomme les derniers événements l’ont prouvée.
L’armée anglo-portugaise n’ayant plus rienà craindre de l’armée aux ordres de M. le duc