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[Vol. 6.]
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gés de leurs bateaux, et de tons les agrès quiavaient servi à ta construction du pont.

Ces éclaircissements me justifieront sans douteaux yeux de S. M. C. relativement aux pontsbrûlés. Les memes causes jointes à d'autresaussi impérieuses ont entraîné la perte desmunitions de guerre déposées au pont de l’Ar-zobispo. Tous les chariots d'artillerie surchar-gés de munitions étaient en marche vers Ta-lavera. Ceux des équipages militaires étaientoccupés à transporter le grand nombre de ma-lades que nous avions à Truxillo. 11 n’en exis-tait aucun dans le pays, comme nous venonsde le remarquer. L’armée espagnole de Cuestavenait de jeter un pont de bateaux sur le Tagedevant Almaraz, 15 mille hommes d'infanterieet 4 mille chevaux l’avaient passé. Un mêmenombre de troupes en infanterie de cette ar-mée et 2 mille chevaux se présentaient devantle pont de l’Arzobispo. Le Tage était guéablesur plusieurs points. Le corps que je comman-dais venait d'être réduit à \ \ mille hommesd’infanterie et 2 mille chevaux ; il eût fallu enformer deux corps pour arrêter l’ennemi devantle pont d’AImaraz et celui de l’Àrzobispo. Cesdeux corps qui auraient été également tropfaibles eussent été compromis. La disette nouspressait vivement; il fallait donc, ou attendrel’armée ennemie et s’engager inconsidérémentdevant elle pour garder ce dépôt de munitions,ou le détruire et se reployer. J’ai cru quequelques munitions en partie avariées ne de-vaient pas m’obliger à exposer les troupes quime restaient, et j’ai fait jeter à l’eau ces pou-dres embarrassantes.

L’etc. qui suit le reproche que S. M. C. mefait à cet égard est poignant. Il semble énon-cer des fautes à l’infini. Je ne puis m en dé-fendre puisque je les ignore.

Je dois maintenant chercher a rendre majustification plus claire et plus sensible sur lepassage du Tage, et démontrer que ce mou-vement, loin d’être blâmable, doit être mis aurang de ceux qui sauvent les armées et pré-parent la victoire. S. M. C. en sera bientôt