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[Vol. 6.]
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SÜR TALAVERA.

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» Je reviens à Talavera. Yons dé-» natnrez tons les faits. Vous mettez» en déroute le 4 e corps, qui a ri-» valisé de gloire avec le 1 er .

convaincne, et j’ose espérer qu’elle regretterade m’avoir accusé à cette occasion.

C’est le 44 juin, comme je l’ai dit plus haut,que le 1 er corps s’est mis en marche pour re-passer sur la rive droit du Tagc. On a déjàvu que l’armée anglo-portugaise, dispensée àcette époque de toute inquiétude vers le norddu Portugal, était libre de ses mouvements,qu’elle pouvait diriger ses efforts vers l’Es-pagne, et que ses premières dispositions an-nonçaient son arrivée prochaine à Plasencia.Elle n’a pas laissé longtemps l’opinion indécisesur ses projets, car on a appris de manièreà ne laisser aucun doute qu’elle était arrivéeà Plasencia dans les premiers jours de juillet,et que disposée à continuer sa marche sur Ta-lavera, le général Wellesley l’avait précédéede quelques jours pour conférer avec le géné-ral Cuesta, qui alors était à Almaraz avec sonarmée.

Ce simple exposé de la marche combinéedes ennemis sur les deux rives du Tage feraaisément comprendre que si le I er corps n’a-vait pas repassé ce fieuv.e à propos comme ill’a fait, il aurait été réduit à la fâcheuse extré-mité de combattre à la fois les armées deCuesta et de Wellesley, fortes ensemble deprès de 80 mille hommes , sans communicationpour se retirer au besoin, et exposé à uneruine totale et presque inévitable. Toute sonénergie eût été suffisante pour le garantir d’unpareil malheur, et la bataille de Talavera, oùil s’est distingué, n’aurait pas eu lieu. De cesévénements fâcheux il serait résulté des consé-quences plus fâcheuses encore, et à l’infini.J’ai donc rendu un très-grand service à S. M. C.en repassant le Tage. Quel est donc le motifqui m’a valu son improbation sur ce mouve-ment qu elle a autorisé ?

Pour répondre à cette inculpation, qui mesuppose des sentiments et des intentions très-éloignés de mon cœur et de mon caractère, jecommencerai par dire que je ne suis pas l’au-teur de ce rapport dont je n’ai pas dicté unseul mot, mais que je l’ai lu et que je n’ai