SUR TALAVERA.
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» II parait que mon commande-» ment vous pèse beaucoup; je ne>> dois pas vous taire que je désire» aussi vivement que vous, M. le» maréchal, qu'il plaise à S. M. Im-» périale et Royale de nous donner» une autre destination.
» Signé votre affectionné» Joseph,
» Le maréchal duc de Bellune» Victor. »
épargné le chagrin de lire et la douleur cui-sante de répondre.
Quant au rapport qui a pu si fortement in-disposer S. M. C. contre moi, je puis assurerque le chef de l'état-major l'a rédigé dans l’in-tention d'instruire S. M. C. dans le plus granddétail de toutes les opérations du 1 er corpsd’armée, qu'il a écrit les choses telles qu’il lesa vues et quelles ont été faites, et que s’ily a quelques erreurs, elles n’ont pas été mar-quées à dessein de manquer au respect qu’ildoit ainsi que moi à S. M. C. ; j’ai lu ce rap-port dont la vérité m’a frappé, mais je re-grette de n’avoir pas remarqué assez attenti-vement, pour les supprimer, quelques passagesqui peuvent manquer aux convenances.
Je ne sais comment j’ai pu donner lieu àS. M. C. de penser que son commandementme pèse; il me semble que j’ai saisi toutes lesoccasions que se sont présentées de lui prou-ver que j’étais infiniment honoré et satisfaitde servir sous ses ordres, et qu’il ne fallaitpas moins que sa lettre du 27 août et le désirqui la termine pour m’engager à penser autre-ment. Si S. M. C. a daigné lire cet écrit quel'honneur m’a prescrit de faire, que l’enviede posséder sa confiance m’a sérieusement com-mandé ; si les éclaircissements véridiques queje lui donne la touchent assez pour lui faireconnaître que sa religion a été surprise, j’ou-blierai sans efforts les chagrins que son mécon-tentement peu mérité a pu me faire éprouver,et je pourrai lui prouver encore que je suisdigne de sa bienveillance. Dans les cas con-traires, je profiterai de la permission qu’elleme donne de demander une nouvelle destina-tion à S. M, l’Empereur et Roi.
Au quartier général de Tolède le 14 septem-bre 1809.
Le maréchal duc de Bellune,
Victor.