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[Vol. 6.]
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une centaine d’hommes, le major, le lieutenant-colonel et le colonel; cedernier mourut de ses blessures.

«Aussitôt que le roi s’aperçut que la division allemande était enga-gée mal à propos, il envoya ordre au général Sébastiani de la faire reployersur le terrain qu elle devait occuper. Il eût été, en effet, trop dange-reux de se priver de la seule infanterie qu’on avait à opposer à l’arméeespagnole, en cas de besoin, et de l'exposer à être enveloppée par cettearmée, pendant qu’elle aurait été aux prises avec la droite des Anglais.Cet ordre ayant été exécuté, la ligne du 4 e corps se trouva formée ainsique le loi l’avait prescrit; mais les deux partis venaient de perdre biendes hommes dans une action sans résultat; et l’artillerie du général Le-vai , qu’on avait inprudemment engagée au milieu des bois , des vigneset des fossés, ayant la plupart de ses chevaux tués, ne put être retirée ;événement fâcheux dont les Anglais ont tiré parti pour s’attribuer la vic-toire, et qu’on eut le tort impardonnable de cacher au roi.

» Le maréchal Victor ayant achevé ses dispositions, le général La-pisse , marchant à la tète de sa division , franchit le ravin , gravit lapente escarpée de la colline et commençait à s’y établir , lorsqu'il futatteint d’un coup mortel. Ses troupes, ébranlées par cet accident, etn étant pas soutenues comme elles auraient dû l'être par les autres divi-sions du 1 er corps, ne purent résister à l’attaque des renforts que sirWellesley dirigea contre elles. Obligées de battre en retraite, elles fu-rent ralliées par le maréchal Victor qui les ramena jusqu’au pied de lahauteur.

» En même temps, le général anglais, craignant d’être tourné par lesdeux divisions, qui, comme nous l’avons vu plus haut, se montraient dansle vallon , lança contre elles un gros corps de cavalerie ; mais cettecharge fut arrêtée par le feu de l’infanterie française; cependant le 23 erégiment des dragons légers anglais passa entre les divisions Yillatte etRuffin, et se porta contre le brigade du général Strolz , composée des10 e et 26 e régiments de chasseurs à chaval. Ce général, ayant manœuvréde manière à laisser passer le régiment ennemi , le chargea en queue,tandis que le général Merlin, avec les lanciers polonais et les chevaux-légers westphaliens le prenait en tète. Les dragons anglais, entourésde toutes parts, furent tous tués ou pris.

«Pendant que ces événements se passaient au 1 er corps, la divisionfrançaise du 4 e attaquait avec succès le centre des Anglais; mais sadroite se trouvant découverte par la retraite de la division Lapisse, ellefut prise en liane; cependant le général Rey, commandant la premièrebrigade , chargea l’ennemi à la tête du 28 e régiment, ayant le 32 e enseconde ligne, l’arrêta et repoussa trois attaques successives. En mêmetemps, le général Belair, à la tète du 75 e et du 58 e , culbuta la brigadedes gardes et débouchait dans la plaine, lorsqu'il fut arrêté par une chargede cavalerie. Les trois chefs de bataillon du premier de ces régimentset son colonel furent blessés; ce dernier fut fait prisonnier. Le général