RELATIVES A WALCHEREN.
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«Envoyez à Anvers des officiers d'artillerie et du génie et un com-mandant supérieur. La marine a, à Anvers, 12 ou 1,500 hommes quipeuvent servir. On peut former à Anvers quelques bataillons de gardesnationales pour faire la police de la ville et concourir à sa défense.
«Si ce débarquement s’est effectué, vous aurez mis en état de siègeAnvers, Ostende, Lille; vous aurez bien fixé l’attention du roi de Hol-lande sur les places de Breda et de Berg-op-Zoom, et s’il y a lieu,vous aurez ordonné l’armement de la première ligne de mes places for-tes de Flandre.
«Vous pouvez réunir quelques détachements de cavalerie et en formerquelques escadrons provisoires.
«Vous n’aurez pas manqué d’euvoyer le maréchal Moncey porter sonquartier général à Lille, en le chargeant de requérir tout ce qu’il pourrade gendarmerie pour réunir quelques milliers d’hommes de cette bonnecavalerie.
«Vous aurez retenu les détachements en marche, même ceux destinéspour l’armée, tels que les 3 mille hommes venant de la 12 e divisionmilitaire, et vous les aurez dirigés soit sur Paris, soit sur les pointsoù ils peuvent être utiles.
«Enfin s'il y a lieu, demandez la réunion d’un conseil chez l’archi-chancelier pour requérir 30 mille hommes de gardes nationales dans les1 e , 2 e , 14 e , 15 e , 16 e divisions militaires et quelques bataillons dansles 24 e et 25 e , et pour que chaque ministre fasse les circulaires conve-nables pour exciter la nation et surtout les départements où il est né-cessaire de lever des gardes nationales.
« Après les avantages qne nous avons ici, je suppose que les Françaisne se laisseront pas insulter par 15 ou 20 mille Anglais. Je ne vois pasce que les Anglais peuvent faire. Ils ne prendront pas Flessingue , puis-que les digues peuvent être coupées; ils ne prendront pas l'escadre,puisqu’elle peut remonter jusqu’à Anvers, et que cette place et son port sontà l'abri de toute attaque. J’imagine que le ministre Dejean se sera em-pressé d’approvisionner ses magasins. Si la descente était sérieuse, pre-nez des mesures pour avoir dans le Nord le plus grand nombre possiblede pièces de canon attelées soit par voie de réquisition, soit autrement.Je vous autorise même, dans un cas urgent, à retenir une partie desdix compagnies d'artillerie que vous m’envoyez.
«Donnez ordre au duc de Valmy de se rendre à Wesel, où il seramieux placé pour assurer cette place importante.
«Napoléon.»
«A l’archichancelier.
» Schœnbrunn, 8 août 1809.
» Je reçois votre lettre du 2. Vous aurez reçu mon décret pour la le-vée de 30 mille gardes nationales. Je suis fâché que dans le conseil duTOM. XI. 23