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Tome premier.
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671
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AUX CONFESSIONS. (1778.) 671

Rousseau que Le Bègue de Presle a publié sa relation, dont le résultat,au contraire, donne l’idée d’une i< ortprompte, mais naturelle. Mais,dira-t-on, Le Begue de Presle, attaché à la fami le de Giraruin commemédecin et comme ami, a où tcriredans l'intérêt de cette famille;autant en ont dû faire, dira-t-on encore, les hommes de l’art q-i, avecLe Bègue de Près e, ont fait 1'ou'ertur du c^rps et en ont rédigé pro-cès-verbal. Que cinq personnes honorable*, dont trois étoienl étran-gères à M de Girardin comme au village d'Ermenonville (*), n’aientpas craint de mentir à leur conscience dans la seule vue de satisfaireM. de Girardin , la supposition est difficile à admettre Admettons-lacependant, et n’examinons que le récit de ( orancez ; il est aisé de voirqu’il ne prouve rien, ou plutôt qu’il prouve contre lui-même.

1° Le propos du maître de poste ne mérite pas d’être compté pourquelque chose.

2° Un trou au front, ayant pour cause la décharge d’un pistolet, estsi different de relui qui peut être l’effet d’une simple chute, que dansle premier cas M. de Girardin se seroit certainement 1 ien gardé d'of-frir à Corancez de lui faire voir le corps.

5 o C que raconte la femme de Rousseau est inconciliable avec ce queraconte de son côté madame de Girardin. Si Rousseau resta seul lesverroux fermés, sa femme ne put assister à son dernier moment ; et oùéloit-elle noue quand madame de Girardin fut appelée pour le venirvoir? Dans une telle crise elle n a pas dit quitter sou mari; d’ailleursRousseau avoil une ser> ante. Mais il y a plus : s'il s’est enferme pour setuer plus à son aise, le coup de pistol ta mi se faire entendre dans unchâteau dont Rousseau habitoit un dépendance ; il a fallu pour rentrerdans la chambre b iser la porte ou la f nêlre. Or cela ne se fait passans témoins, -ans rumeur ; et le beau père de Corancez, qui eut toutefacilité d’aborder et de faire causer qui il voulut, en eût dit quelquechose à son gen re.

Faut-il c inelmeque Corancez ou madame de Girardin ont mentieux-mêmes ? Ni n sans doute ; mais écrivant vingt ans après l’événe-ment, Corancez au a fait quelque méprise, on se sera incomplètementrappelé des ciroonst ne s fu ithes dont l’ensemble ecUirciroit tout.Par exemple , madame de Girardin n’a pas voulu sa s doute lui faireentendre que Rousseau étoit resié tout seul , et qu’il avoit fermé lui-même les verroux. Admettons seulement que sa femme Hit avec lui,comme il y a presque néces-ite de le croire , et oui est expliqué. Ùneattaque subite, et dont Le Bègue de Presle, arrivé là le même même jourque Corancez, fait parfaitement conuoîtie la natur et le* circonstan-ces , amena une mort prompte qu Rousseau a pu prévoir, a pu mêmedesirer et voir verdr sans montrer d'effroi (Le Bègue de Presle le dit

(*) Un chirurgien de Montagny, un médecin et un chirurgien de Senlis.;