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AUX CONFESSIONS,lient à l'opération dont il s’ét-ût chargé, et, très étonné du propos queCorancez lui attribue à celte occasion, il l’a démenti formellement,se rappelant très bien n’avo'r remarqué sur le Iront du m rt qu’unesimple contusion. Il a fait plus : voici la lettre qu’il a bien voulu nousécrire quelques jours après notre visite.
« 8 mars (819.
« Monsieur ,
« J'ai tardé à vous écrire, parceque je vou'ois rechercher et exa-<i miner de nouveau le masque de J.-J. Rousseau, que j’ai moulé surh lui-même après sa mort II résulte de ce nouvel examen que la con-ii tudonqui existe au front paroit bien la suite d’un coup violent, etj« non l’effet d’un trou. Je crois bien que la peau a pu être tnd mmagée;■ <i néanmoins on a;« rçoit parfaitement au travers de cette contusion les« lignes non interrompues des rides.
« Quant à l’ouvrage de M. de Corancez, je n’en avois nulle connois-« sauce (*) : et quant au propos qu’il me prête, je ne l'ai point tenu, et« je n’ai pu le tenir. Pour qui connoît les opérations de cette nature,« il sera démontré qu’il est physiquement impossible que je puisse« être embarrassé pour remplir le vide occasionné par un trou.
c Si ces renseignements peuvent vous être utiles , monsieur, vous
I « êtes le maître d'en faire l’usage que vous jugerez convenable.
« J’ai l’honneur, etc.
« Houdox. »
L’étendue que nous venons de donner à ces détails sur les derniersmoments de l’auteur iVÉmile ne nous sera certainement reprochée paraucun lecteur f”). Mais nous n’en devons être que plus précis dans 1;
(') Il n’est pas étonnant que M. Houdon n’ait eu aucune connoissance de l'écrit deCorancez. Nous savons très positivement que la seconde édition de cet écrit dédié àses enfants, et qui ne fut réimprimé que pour eux et quelques amis, n’a été tiréequ'à un petit nombre d’exemplaires.
{'*) Ces détails ëtoient d’autant plus nécessaires, qu'un des derniers éditeurs deRousseau (M. de Musset), adoptant l'opinion de Corancez sur son genre de mort, etTaisant valoir à son appui tous les faits et les témoignages discutés plus liant, vientde la présenter de nouveau comme étant celle à laquelle il convient de s'arrêter. M. deMusset s'est lui-même fort étendu sur ce point très important en effet à décider, et amis certainement autant de bonne foi que de t ient dans cette discussion. Mais il s'enfaut que ses raisonnements nous aient convaincu. Au surpi us, entre sa conclusion et lanôtre, le lecteur décidera. Notre devoir étoit de mettre sous ses yeux tout ce qui poti-voit contribuer à fixer son opinion, et nous noua en sommes acquitté avec scrupule.;g.P.)—N ous devons ajouter que cette opinion de M.Petitain a prévalu sur les asser-tions de Corancez et de madame de Staël, reproduites depuis par M. Mussel-Paihay. LaBiographie universelle elle-mèrne, que l'on n'accusera pas d'être favorable à Uous-ieau, et qui certes n'auroit pas négligé cette occasion de flétrir sa mémoire, est forcéele reconnoitre, après avoir rapporté ces opinions contradictoires, que la mort deüoussean a été naturelle.
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