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Tome premier.
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APPENDICE

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récit des faits postérieurs qui se rattachent immédiatement i sa mé-moire , et qui, généralement connus, n'ont besoin eu quelque sorteque d’être rappelés avec la simple énonciation de leurs dates.

Rousseau étoit âgé de soixante-six ans moins deux jours, lorsqti'ifmourut le 2 juillet 1778, année fatale au monde littéraire, puisqu'ellefut aussi celle de la mort de Voltaire, de Il.dler, de Le Kain, de Gar-rick, s’il est pernvs de confondre dans les mêmes regrets doux eomé-di ns et trois hommes qui ont brillé d’un si grand éclat dans les hautesrégions de la poésie et de la pensée.

11 ns pomoit être inhumé en terre sainte; il le fut dans file dite ■des Peupliers, qui fait partie du parc d’Ermenonville, et où il luifut élevé un monument modeste. Pendant quinze ans ce monumenta servi de but à nombre de promeneurs qui n’y étoirnt pas toujoursconduits par des motifs dignes du philosophe auquel ils rendoient cetapparent hommage.

Le21 décembre 1700, sur la proposition du représentant d’Eymar,l'assemblée nationale décréta qu’il seroit élevé une statue à J.-J. Rous-seau , et accorda à sa veuve une pension de l éOO francs.

Dans le même temps l’Académie françoise avoil mis son éloge auconcours. Le prix étoit de 000 francs. 11 fut doublé par le comte d’Es-cb< rny, qui s’étoit mis lui-même au nombre des concurrents. Le prix aété remis sans que la cause de cet ajournement ait été connue; mais elleest facileà deviner. D’Alembert, à la vérité, aunt cessé de vivre; maisd'autres académiciens animés du même esprit, et Marmontf 1 surtout,ne dévoient guère être disposés à couronner un discours où l’orateurétoit dans la nécessité de reproduire des opinions qu’ils avoient com-battues, et de rappeler des faits dont la discussion au moins délicateeût mis à une assez dure épreuve leur impartialité (?).

Le2,'j décembre 17!) I , une fêle brillante et solennelle fut célébréeà Montmorency en l'honneur de Rousseau. On y consacra un monu-ment ru-tique, orné d’arbustes et terminé par un banc de gazon. Ladescription de cette fête a été publiée dans 'a même année ( bt-8 n de30 pages ).

Le 14 avril 170î (23 germinal ann), la convention, qui, en no-vembre 1793, avoil encore décrété l’érection d’c.ne statue , décrétaque les cendres de Rousseau seroient transportées au Panthéon fran-

(*) I.e comte d Escberny nous apprend sur ce concours une anecdote curieuse. Ilavoit été forcé de fuir en 1792; de retour en Fi ance en 1797, il demanda le rembour-sement des 600 francs qu'il avoit avancés; le ministre de i'intériiur lui proposa defaire revivre te programme de l'Académie, et d'abandonner les 600 francs à l’auteurdu meilleur éloge de Rousseau, au jugement de l'Institut. D'Escherny consent, et’leministre écril en conséqu' nce. Depuis cette teltre, dit il, je. n'ai plus entendu par-ler de. rien. Lucien Bonaparte étant devenu ministre, d’F.schernv renouvela sa pro-position ; niais cette fois Lucien préféra lui faire rembourser son avance en livres pr isau dépôt de Versailles.