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Tome premier.
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APPENDICE

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«tesou assentiment. Quoi qu’il en soit, 1e marquis deGirardin, loind’être flatté de cette idée de l’empereur, avoit plus d’un motif pour•l'engager à y renoncer. Il les faisoit valûr avec réserve sans doute,mais avec force; et cependant l’empereur persistait. Bien plus : commeon pouvoit supposer que la répugnance de INI. de Girardin en pareilcas tenoit en grande partie à la crainte d’être entraîné dans une dé-pense considérable, M. de Champagny lui-même, alors ministre del’intérieur, s’étoit empressé de le rassurer sur ce point, en déclarantpositivement qu’une cérémonie de cette espèce, étant voulue et ordon-née par l'empereur, seroit nécessairement faite aux frais de l’état. Sila chose ne resta pas indécise, au moins on fut quelque temps sanss'occuper de l’exécution ; et dans ce torrent d’affaires publiques quialors plus que jamais entraînoit tout, c’ctoit assez pour quelle fût bien-tôt perdue de vue.

Dans le temps actuel (1820), les représentants du marquis de Girar-din auroient tout à attendre de la justice du gouvernement, et ontmême à peu près acquis l'as urance qu'il leur sufliroit de demanderpour obtenir. Mais la terre d’Ermenonville, maintenant possédée encommun par trois propriétaires, doit tôt ou tard passer entre les mainsd’un acquéreur dont les vues peuvent être fort étrangères à la resti-tution dont il s’agit, et dans cette circon-tance, l'in statu quo est en-core ce dont il convient le plus de dedrer la continuation.

Ene anecdote qui nous vient de la même source, et qui, quoique serapportant à un temps antérieur, se lie, quant au personnage principal,à ce que nous venons de raconter, ne paroîtra peut-être pas indiffé-rente au lecteur. Bonaparte, n’étant encore que premier consul, maisdéjà vainqueur d'une partie de l’Europe, étoilà Morfontaine chez Jo-seph son frère; Louis Bonaparte s’y trouvoil aussi. Ou proposa d’allervoir Ermenonville, et la proposition fut acceptée. Dans le chemin, laconversation tomba naturellement sur J.-J. Rousseau. Le premierconsul, le signalant comme auteur de la révolution, par cela seul mon-trait , tant sur l’écrivain que sur ses ouvrages, une opinion rienmoins que favorable. — Auteur de la révolution! D’accord, dit quel-qu’un ; mais moins que personne, citoyen premier consul, vous avez àvous en plaindre. — Dans quel sens parlez-vous ainsi? — Dans un senspour vous certainement bien honorable, puisque, ayant fait succéderl’ordre au désordre, les victoires aux défaites , notre tranquillité etnotre gloire sont votre ouvrage, et vous ont acquis un droit éternel àl’affection et la reconnoissance des François. — Hom ! à la bonneheure; mais en dernier résultat, je cloute fort que la France y gagneréellement quelque chose.

Arrivé à Ermenonville, Bonaparte visita l'île des Peupliers, sansdoute comme étant au nombre des sites pittoresques dont la vue éloitpour lui l’objet unique du voyage ; car quand il lui fut proposé devoir