AUX CONFESSIONS. 683
le local qu’occnpoit l'auteur d'Emile , et son herbier, et tout ce qui lerappeloit individuellement, il s’y refusa nettement. Conduisez-y monfrère Louis, dit-il ; c’est un philosophe, un niais. Il y peut prendre plai-sir, mais non pas moi.
Nota. Pour réunir en un même corps tous les ouvrages de notre auteurqui se rapportent t> lui personnellement, et où, comme dans les Confessions,il s'est fait ]u : -même, à l’exemple de Montaigne, la matière et l'objet proprede son livre, nous plaçons à la suite de celui qu'on vient de lire trois ouvra-ges qui doivent eu être regardés comme la continuation. Ce sont : 1» le Mé-moire ou Déclaration relative à M. Ventes ; 2° les quatre Lettres au présidentde Malesherbes ; S» les Rêveries du Promeneur solitaire. Nous y jo ndronsles qua're petits écrits ou bil'ets circulaires faits d ms les derniers temps deson séjour à Paris, monuments déplorables de la malheureuse disposition deson esprit à ceite triste époque de sa vie.
Il est encore un autre ouvrage qui, composé absolument dans les mêmesvues que ceux qui viennent d’être désignés, pourrait naturellement être im-primé à leur suite. Ce sont les trois dialogues ayant pour titre : Rousseaujuge de Jean-Jacques; mais ce dernier ouvrage devant cire, par une raisontrop facile à sentir, beaucoup moins lu aujourd’hui que tous les autres denotre auteur, quels qu’ils soient, nous avons pensé qu’il serait plus convena-blement placé dans le tome V de cette édition, immédiatement avant la Cor-respondance.