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Tome quatrième.
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45S GOUVEKNEMENT DE POLOGNE,

seuls étoient à vie, l’autorité du clergé, déjà trop grande, aug-menterait considérablement; et il est important que cette auto-rité soit balancée par des sénateurs qui soient à vie ainsi que lesévêques, et qui ne craignent pas plus qu’eux d’être déplacés.

Voici ce que j’imaginerais pour remédier à ces divers inconvé-nients. Je voudrais que les places des sénateurs du premier rangcontinuassent d’être à vie. Cela ferait, en y comprenant, outre lesévêques et les palatins, tous les castellans du premier rang, qua-tre-vingt-neuf sénateurs inamovibles.

Quant aux castellans du second rang, je les voudrais tous àtemps, soit pour deux ans, en faisant à chaque diète une nouvelleélection , soit pour plus long temps s’il étoit jugé à propos ; maistoujours sortant de place à chaque terme, sauf à élire de nouveauceux que la diète voudrait continuer, ce que je permettrais uncertain nombre de fois seulement, selon le projet qu’on trouveraci-après.

L’obstacle des titres serait foible, parceque ces titres, ne don-nant presque d’autre fonction que de siéger au sénat, pourraientêtre supprimés sans inconvénient, et qu’au lieu du titre de cas-tellans à bancs, ils pourraient porter simplement celui de séna-teurs députés. Comme, par la réforme, le sénat, revêtu de lapuissance exécutive, serait perpétuellement assemblé dans uncertain nombre de ses membres, un nombre proportionnel de sé-nateurs députés serait de même tenus d’y assister toujours à tourde rôle. Mais il ne s’agit pas ici de ces sortes de détails.

Par ce changement à peine sensible, ces castellans ou sénateursdéputés deviendraient réellement autant de représentants de ladiète, qui feraient contrepoids au corps du sénat, et renforceraientl’ordre équestre dans les assemblées de la nation ; en sorte queles sénateurs à vie, quoique devenus plus puissants, tant par l’a-bolition du veto que par la diminution de la puissance royale etde celle des ministres, fondue en'partiedans leur corps, n’y pour-raient pourtant faire dominer l’esprit de ce corps ; et le sénat,ainsi mi-parli de membres à temps et de membres à vie, seraitaussi bien constitué qu’il est possible pour faire un pouvoir inter-médiaire entre la chambre des nonces et le roi, ayant à la foisassez do consistance pour régler l’administration, et assez de dé-pendance pour être soumis aux lois. Cette opération me paraîtbonne, parcequ’elle est simp'e, et cependant d’un grand effet.

On propose, pour modérer les abus du veto , de ne plus comp-