ANNÉE 1765.
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quelque autre voiture, pour peu qu’il ne fit pas très beau , ouqu’elle eût quelque répugnance a venir sur un bateau chargé.Ayez la bonté, qui vous est ordinaire , de donner à tout cela lecoup d’œil de l’amitié.
Je suis si occupé de mon petit établissement, que je ne puissonger à autre chose, ni écrire à personne. Je dois cependant desmultitudes de lettres, surtout à MM. Meuron, Chaillet, Sturler,Martinet. Comment donc faire? écrire du matin au soir? c'est ceque je ne puis faire nulle part, surtout dans cette lie : ils pardon-neront. Je vous enverrai la semaine prochaine la lettre pourMM. de Couvet.
Ne comptiez-vous pas paroitre cette semaine? Donnez-moi desnouvelles de cela. M. de Vautravers m’a amené hier des minis-tres dont je me serois bien passé.
Je m’arrange sur ce que vous m’avez marqué de la messagerie.Je puis envoyer à T.a Neuville tous les samedis et même tous lesmercredis, s’il étoit nécessaire. On ira retirer mes lettres à laposte, et l’on y portera les miennes ; cela sera plus simple, et évi-tera les cascades. Si vos tracas vous permettent de me donner unpeu au long de vos nouvelles, tant mieux ; sinon, un bonjour, jeme porte bien , me suffit. Mille choses au commandant de laplace sous les ordres duquel j’ai fait service une nuit. Je vous em-brasse.
AU MÊME.
Le 29 septembre.
En vous envoyant, mon cher hôte, un petit bonjour avec leslettres ci-jointes, je n’ai que le temps de vous marquer que made-moiselle Le Vasseur, vos envois, et mon bagage, me sont heureu-sement arrivés. Jusqu’ici, aux arrivants près, qui ne cessent pas,tout va bien de ce côté. Puisse-t-il en être de même du vôtre !Je vous embrasse de tout mon cœur.
AU MÊME.
Ce dimanche 6 octobre, à midi.
J’envoie, mon cher hôte, à madame la commandante dix me-sures de pommes de reinette , que je la supplie d’agréer, noneomme un présent que je prends la liberté de lui faire, mais enéchange du café que vous m’avez destiné.