PREFACE. xi*
corps humain. Il est très probable que l’astronomie yseroit (l’une utilité sensible , si l’on étoit parvenu , àforce d’observations, à trouver les influences physi-ques du Soleil et de la Lune sur l’atmosphere, et lesrévolutions qui en résultent. Il paroît que les attrac-tions qui soulèvent deux fois le jour les eaux de l’océanpeuvent bien influer sur l’état de l’atmosphere. M. Toal-do a cru reconnoître que la période de 18 ans rameneles années pluvieuses ( 1604) : ainsi nous avons espé-rance de trouver des rapports entre la Lune, la météo-rologie et la médecine. Je voudrois que les médecinsconsultassent au moins l’expérience à cet égard, etqu’ils examinassent si les crises et paroxysmes des mala-dies n’ont pas quelque correspondance avec les situa-tions de la Lune par rapport à l’équateur, auxsyzygieset aux apsides : plusieurs médecins habiles m’en ontparu persuadés. ( V. Hoffman, Mead, le mot crise dansl’Encyclopédie ; la Dissertation de M. Retz, Amiens,1780, in-8°; les Mémoires sur la Météorologie parM. Cotte, 1788,2vol. in- 4 ° 0 «Mais, ditFontenelle, quand« l’astronomie ne seroit pas aussi absolument néces-« saire qu’elle l’est pour la géographie , pour la navi-« gation et même pour le culte divin, elle seroit infini-« ment digne de la curiosité de tous les esprits par le« grand et le superbe spectacle qu’elle leur présente. Il« y a dans Certaines mines très profondes des malheu-« reux qui y sont nés et qui y mourront sans avoir ja-« mais vu le soleil. Telle est à-peu-près la condition de« ceux qui ignorent la nature, l’ordre, le cours de ces« grands globes qui roulent sur leurs têtes, à qui les« plus grandes beautés du ciel sont inconnues, et qui« n’ont point assez de lumières pour jouir de l’univers.« Ce sont les travaux des astronomes qui nous donnent« des yeux et nous dévoilent la prodigieuse magnifi-