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Tome premier.
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lO ASTRONOMIE, L I V, I.

vemens et les révolutions des corps célestes, et assigner en touttemps la situation apparente de tous les astres, les uns par rapportaux autres ; il suffit pour cela de savoir qu’à partir d’un point donnédans le ciel, un astre est avancé plus qu’un autre d’un nombre dedegrés, ou d’une portion quelconque de la circonférence. Ce n’estpoint en lieues, en toises, ou autres mesures absolues, que nousavons besoin de connoîtrc ces mouveinens appareils ; nous y par-viendrons bien ensuite, etil en sera parlé dans le IX e livre : mais il nefut d’abord question parmi les anciens astronomes, et nous ne trai-tons dans ce premier livre, que des mouvemens relatifs et appa-reils , qui s’expriment en degrés ou en portions de cercles , et quisuffisent pour représenter en tout temps l’état du ciel tel qu’il paroîtà nos yeux.

On observe, par exemple, qu’un astre est éloigné d’un autre dela moitié du ciel, c’est-à-dire de i 8 o°, en sorte qu’il lui est diamétra-lement opposé ; c’est la plus grande de toutes les distances apparen-tes ; s’il se trouve un troisième astre à la moitié de cet intervalle, etqui paroisse entre les deux autres, nous dirons qu’il est à po° ou unquart-de-cercle de chacun d’eux; nous mesurons égalemPIlt 3o°, 1 5°,5° de distance apparente entre d’autres astres , et toutes ces mesuresse font en présentant aux objets que l’on observe un arc de cercle,comme CD(fig. 4 ), donL le centre soit à l’œil O, et dont la partie CDsoit semblable à la partie AII de la circonférence céleste, que nousvoulons mesurer. Ainsi, quand nous dirons, par exemple, que lalune a un demi-degré ou 3o' de diamètre, cela voudra dire qu’elleoccupe la moitié de la trois cent soixantième partie d’une circonfé-rence, dont notre œil est le centre, ou, ce qui revient au même,que si elle étoit répétée 720 fois autour de nous, ou qu’il y eût 720limes à la suite l’une de l’autre , cela feroit tout le tour du ciel.

27. Tandis que toute la sphere tourne sur ses pôles P et R (fig. 6),les points situés dans l’équateuF EQ décrivent un cercle qui estde la grandeur même de la sphere, c’est-à-dire qui forme l’un desgrands cercles, et dont le centre C est aussi le centre de la sphere:mais les points qui sont plus près du pôle, connue le point A, décri-vent des cercles moindres; tel est le cercle AB, dont le centre estau point 1) de l’axe PR, et qui paroît ovale dans la figure, parcequenous le supposons vu en perspective et de coté. Ce sont ces petitscercles que l’on appelle les parallèles à Véquateur, ou simplementles parallèles. Chaque point du ciel, placé hors de l’équateur, décritun parallèle, qui diminue de grandeur à mesure que ce point est pluséloigné de l’équateur (art. 5).