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ASTRONOMIE, 1 I V, I.
DU MOUVEMENT PROPRE DE LA LUNE ET DE SES PHASES.
56,. Après avoir observé le mouvement diurne commun à tonsles astres, comme le premier de tous les phénomènes célestes queles hommes ont dû remarquer, même sans aucune espece d’applica-tion , nous passerons au mouvement propre, ou mouvement particu-lier des planeles, qui se fait en sens contraire, c’est-à-dire vers l’orient.Le plus simple et le plus sensible de tous ces mouvemens propres ,celui qui dut frapper le plus tous les yeux, est le mouvement de lalune. Tous les mois cet astre change de figure et fait le tour du cieldans un sens contraire à celui du mollement général; et tandis quechaque jour la lune paroit se lever et se coucher comme tous lesautres astres , en allant d’orient en occident, elle retarde chaquejour et semble rester en arriéré des éLoiles , ou reculer vers l’orientd’environ i3°. Ce mouvement particulier par lequel la lune se retirepeu-à-peu vers l’orient, dans le temps même qu’elle va comme lesautres astres vers le couchant, s’appelle le mouvement propre, oumouvement périodique, et c’est un mouvement réel qui a lieu danscette planete. Il est très sensible, puisque pendant l'espace de 27jours la lune, qui aura paru d’abord auprès de (juelque belle étoile,s’en détache, s’en éloigne, et fait le tour du ciel à contre-sens dumouvement diurne ou commun; à la fin du premier jour elle s’enétoit éloignée de r3° ou un peu plus ; le second jour elle en étoit à26 °, le troisième à 39 °, etc.; en lin après 27 jours elle s’en estéloignée de 36o°, et par conséquent elle est revenue la joindre parle côté opposé ; ainsi elle se retrouve au même point où elle parois-soit le mois d’auparavant, après avoir paru répondre successivementaux étoiles qui sont tout autour du ciel.
56. Les phases (a) de la lune, ou les diverses apparences de salumière , furent des phénomènes encore plus remarquables , et plussensibles à tous les yeux: après avoir paru pendant toute la nuit sousune forme ronde, large et brillante, que nous appelions la pleinelune, elle perd peu-à-peu de sa lumière, de sa largeur et de sondisque apparent; elle se leve plus tard, elle n’éclaire plus que pen-dant la moitié de la nuit, elle devient dichotome (b) et ressemble à uncercle dont on au roi t coupé la moitié; quelques jours après conti-nuant de se rapprocher du soleil, ce n’est plus qu’un croissant qui
(a) , appciritio; ce mot vient de appareo, pareeque ce sont les dif-
férentes maniérés dont la lune paroît à nos yeux - .
(ft) ùi%cTOfur, coupé en deux.