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S B ; si elle étoit pla’éée en E, elle auroil la même longitude, maissa latitude E B seroil moindre. .
96. Les cercles tracés sur la surface du globe, perpendiculai-
rement à récliptupie, tels que SB, s’appellent cercles de lati-tudes, parcequ’ils servent en effet à compter les latitudes : c’estce que les Anglois appellent secondaries of ihc eclipticn , parcc-qvie ces cercles se rapportent à l’écliptique, et en sont comme desaccessoires. t
97. Les astronomes, en observant la position des astres, procè-dent toujours par ascensions droites et déclinaisons : ils 11’ont pointd’auLre maniéré de déterminer les situations et les mouvemenstîes planètes , parceque l’équateur et le méridien sont les cerclesles plus aisés à reconnoître, les plus constans , les plus commodes ;ce qui rend les mesures plus naturelles , plus faciles , et plusexactes (90).
98. Cependant les astronomes comptent ensuite les mouvemensdes planètes par longitudes et latitudes, c’est-à-dire qu’ils les rap-portent à l'écliptique dans'toutes leurs Labiés astronomiques : 1 araison en est également naturelle ; c’est dans l’écliptique que le6oleil paroît se mouvoir; il est accompagné de toutes les planètesdont les orbites sont très proches de l’écliptique ; les calculs sontdonc plus simples, en rapportant les planètes à ce cercle dont ellessont toujours peu écartées ; leurs inégalités paraissent moindres ;on trouve plus d’uniformité, plus de facilité, plus de brièveté dansles tailles astronomiques : c’éloit bien assez, pour faire préférerles longitudes e.t les latitudes lorsqu’il s’agissoit de calculs , commel’on préféré les ascensions droites et les déclinaisons, lorsqu’il estquestion d’observer.
99. Ainsi, dans la pratique ordinaire , on observe l’ascensiondroite et la déclinaison d un astre ; mais avant de 1 insérer dansles tables générales des mouvemens célestes , on en concluL lalongitude e\ la laLÎLude, par les méthodes que l'on verra dans lasuite (898).
DE LA SPHERE ARMILLAIRE.
100. Jusqu’ici nous n’avons entendu sous le nom de sphère cé-leste , que la concavité apparente du ciel, qui se présente en formede globe ; car une boule quelconque peut être appell'e sphere,et servir à représenter les cercles et les mouvemens dont nousavons parlé. Cependant l’usage s’est introduit d’appellcr sphere ,©u plutôt sphere arî.iileaire , un instrument coniposé de plusieurs