Band 
Tome premier.
Seite
62
JPEG-Download
 

ASTRONOMIE

é)2

L I V. I.

79 . Trouver quelle est la hauteur d’un astre à un instantdonné, ou récijnoquement l’heure qu’il est parle moyende la hauteur.

On remarquera sur le globe le lieu du soleil dans l’écliptique poul-ie jour donné (79), et le lieu de l'astre dont on cherche la hauteur;ou placera sous le méridien le lieu du soleil, et on mettra l’aiguillede la rosette sur midi; ensuite on tournera le globe jusqu’à ce quel'aiguille marque sur la rosette l’heure donnée pour laquelle on cher-che la hauteur ; alors approchant le vertical (178) de l’endroit oùl’astre est marqué, on verra sur quel degré du vertical il répond , etl’on aura sa hauteur.

180. Comme la rosette des globes est ordinairement fort petite, etdonnerait peu d’exactitude dans cette opération, on peut s’en passerpar la méthode suivante. On convertira en degrés l'heure donnée,pour savoir de combien le soleil étoit éloigné du méridien ; par exem-ple , à 9 heures du malin il s’en faut trois heures que le soleil 11e soitdans le méridien; ces trois heures valent 45 ° de l’équateur, parce-qu’elles sont la huitième partie des 24 heures, comme les 4 5 ® §Gn F làhuitième partie du cercle. On examinera quel étoit le point de l’Equa-teur qui se trouvoit avec le soleil dans le méridien : on éloigne ra cepoint-là de 46° du méridien vers l’orient, pareeque c’est le matin :le globe étant arrêté dans cette situation , on remarquera la place del’étoile; on en approchera le cercle vertical, et l’on verra sur queldegré de hauteur elle répond.

181. Les astronomes eux-mêmes se servent quelquefois du globepour trouver la hauteur d’un astre à un instant donné , lorsqu’ils11’ont pas besoin d’une extrême précision ; par exemple , quand il nes’agit que de chercher un astre en plein jour par le moyen de sa hau-teur , ou de savoir quel est le petit accroissement que la réfraction apu produire sur la distance observée entre deux astres.

182. O11 peut avec un globe savoir l’heure qu'il est au soleil, etcela de deux maniérés. La première est par le moyen delà hauteurdu soleil. Je suppose qu’on ait dirigé un quart-de-cercle ( 25 ) versle soleil et qu’on ait mesuré sa hauteur, ou qu’on se soit servi d’ungnomon (72)enmesurantsonombre : connoissant la hauteur du soleil,on élevera sur le globe, à pareille hauteur au-dessus de l’horizon, lepoint de l’écliptique où est le soleil ce jour-là, et l’aiguille de larosette, que je suppose avoir été mise sur midi, quand le heu du soleilétoit au méridien comme dans le problème précédent (179), mar-quera l’heure qu’il est.