d’A r A T U s . ijx
gnées. La vierge s’en écart e peu vers le sud ; mais levaste lion le couvre de toute la longueur de son corps,áiníi que la brûlante écrevisse. Lorsque le soleil atteincen été ce dernier signe , son centre est dans le cerclemême , il fléchit fa course & paroît retourner en arrière.Le cercle partage exactement sécreviíse en deux partieségales : il passe fous fa cuiraíìè, & laiilê un œil aunord, & l’autre au midi. Quant au lion, c’est fa poi-trine , c’est son ventre qui sont traversés par le cercle.Concevez ce cercle divisé en huit parties, il y auratoujours cinq de ces parties au-dessus de l’horizon ; lestrois autres, plongées au-dellòus, resteront dans sombrede la nuit (a).
Ce premier cercle atteint l’écrevisse, & décline versle nord: le second au contraire, reculé vers le sud,divise dans cette région le capricorne par son milieu (b).11 passe fur les pieds de ce signe , qui verse toujoursde son urne un fleuve glacé (c). II traverse la queue de
(a) Eudoxe l’avoit dit avant Aratus. Hipparque reprendsévèrement l’un & l’autre, & sur-tout Eudoxe, qui a com-passé bailleurs tous ses calculs pour une latitude de 37 degrés.Or ce n’est que fous 41 ì 4: degrés de latitude que les tro-piques font divisés par l’horizon dans le rapport de f à 3.Par une latitude de 3 7 degrés, ce rapport seroit de 5 à 3 i :Terreur est bien légère de la part du poète Aratus ; quant àl’astronome Eudoxe, il auroit dû être plus exact.
( b ) C’est du tropique du capricorne qu’il s’agit ici.
(c ) C’est-à-dire , fur les pieds du Verseau.