astronomie c a l d h n s e, 81
environ à l’an 710 : mais nous n’avons aucune observation de cetemps-là sur les planètes ; il 11’y en a pas même parmi les observationsde Babylone, qui sont les plus anciennes de toutes celles qui noussont parvenues.
DE l’astronomie CALDEENNE.
286. Les habitans des vastes plaines de Sennaar, où fut bâtie laville de Babylone, ont été, suivant plusieurs savans, les plus anciensastronomes et les premiers de tous les observateurs; du moins leurs■observations sont les plus anciennes qui nous soiont parvenues:tout coucou roi t à porter leur attention vers le ciel ; la garde des trou-peaux faisoiL leur principale occupation : mais la chaleur du jourleur faisoit choisir le temps de la nuit pour leurs travaux, leius exer-cices et leurs voyages , en sorte que le spectacle des astres les devoitoccuper, pour ainsi dire, malgré eux. Ajoutons à cela, que dans cesplaines, dont quelques unes étoient couvertes souvent d’un sableléger que le vent dispersoit facilement, les astres dévoient servir àreconnût tre les chemins (Voyages des Indes Or, Carré, ch. 1. p. 200),et à se conduire dans les voyages. Enfin, la curiosité, la superstition,et peut-être le goût de l’astrologie^, ajouté dans la suite à des motifsplus raisonnables, achevèrent de porteries Caldéens vers l’astrono-mie ; ils furent, ce semble, les premiers à y faire des progrès distin-gués : cependant quelques auteurs ont donné la préférence auxEgyptiens; tels sont Lucien et Marsham, l’un parmi les anciens,l’autre parmi les modernes , et sur-tout M. Dupuis , tandis queM. Bailly préféré les Babyloniens, p. 182, et même les Indiens, aux-quels il rapporte tout dans son histoire de l’astronomie indienne.
n 3 7. L astrologie des Babyloniens est citée dans divers endroits
(a) Car les Egyptiens ont été les pre-miers qui établirent et divisèrent le zo-diaque , suivant M. Dupuis dans lemémoire cité.
(b) Depuis long-temps le mot d’n.r-troùogie est destiné à exprimer l’étudevaine et superstitieuse des prédictionset des horoscopes, tandis que le nomd'astronomie est réservé à la sciencevéritable des mouvemens célestes (art.1 ), quoique dans l’origine ces deux motsexprimassent in lilférennnent la con-noissance des aslres. On appelle l’autre
Tome /.
l’astrologie judiciaire, à cause des juge*mens qu’elle porte sur les événemens.Dès le temps de S. Clément d’Alexan-drie , c’est-à-dire dans le II e siecle , onmettoit une différence entre astronomieet astrologie ; la science qui est appelléedans cet auteur , et dont il fait
l’éloge , a pour objet, selon son expli-cation, la science de l’univers et les mou*vemensplanétaires(iSYro/mzfwm L'Y. 11 .pag. y 85 ). Sextus Empiricus paroît leprendre dans le même sens ( l. K. initia,pag, 338).