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Tome premier.
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82 ASTRONOMIE, LIV. II.

de l’Ecriture ; plusieurs auteurs ont regardé Abraham comme unastronome caldéen , qui avoit appris 1 astronomie aux Egyptiens(Philo de nobilitate, p. 702, éd. de Cologne i6r3, Josephe, ^/Arn/z-dre Polyhistor et Artapanus, cités par Eusebe, Pracp. ev. IX. i(i,17 et 18. Vossius c. 3o §. 6). Il est parlé de plusieurs constellationsdans le livre de Job (IX. 9), et Job étoit Arabe de nation, c’est-à-direvoisin de la Babylonie. On trouve dès le temps d’Achaz, 7 S0 ansavant notre ere , l’usage des cadrans solaires à Jérusalem , et il paroitqu’on les avoit reçus des Babyloniens, à qui Hérodote en attribuel’invention (II. 109); d’ailleurs, on voit que ce prince avoit desliaisons avec Teglath-Phalasar, roi d’Assyrie (Pies;. IV. 16. v. 8) -, etles Babyloniens envoyèrent à Ezéchias pour s’informer de ce quiétoit. arrivé au cadran d’Achaz, dont ils avoient entendu parler (Pa-ra lip. IL 32,3i).

238. Il y a dans la Babylonie, ditStrabon, des philosophes trèsoccupés de l’astrologie, et qu’on appelle Cald eus. Quelques uns,ajoute-t-il, croient pouvoir annoncer aux hommes, dès leur nais-sance , ce qui leur doit arriver ; mais ils sont souvent désavoués parles autres. La nation des Caldéens et la Babylonie qu’ils habitent,est voisine de l’Arabie et de la mer qu’on appelle Persique (Strabon,1. XVI. p. 739, édition île Paris 1620). Il ait ailleurs que les Grecsavoient appris cette science des Egyptiens et des Caldéens (1. XVII.p. 806).

239. Cicéron dit aussi que les Assyriens, habitans de vastes plai-nes, où rien ne pouvoit borner la vue et empêcher la contemplationdu ciel, avoient donné tout leur soin à la connoissance des astres (deDivinatûme, 1. I. n° 2 et 93). Diodore de Sicile, quoique prévenu enfaveur des Egyptiens , dit précisément que les Cald. ens sont les plushabiles astrologues qu’il y ait au monde , comme ayant cultivé lascience des astres avec plus de soin qu’aucune autre nation (1. II. 1.1,p. 280). Vitruve en parle à peu-près de même (IX. 7).

240. Platon les joint aux Egyptiens sous le nom de Syriens (.Epin:p. 622, éd. de 1Ô48), comme nous le dirons bientôt (259). ils sontégalement cités comme inventeurs de l’astrologie dans Aristote (deCocio, II. 12), et dans son commentateur Siinplicius (fol. 77 verso,éd. lot. de Venise, i 54 o); dans Pline (VII. 56); dans la vie de Py-thagore, par Jamblicus (c. 29, sect. i58, p. i35, éd. de 1707);dans le commentaire grec de Théon sur Aratus (p. 80, éd. de Parisi559) -, dans Achillcs Tatius au commencement de son lsagoge(Petmii Uranologion, pag. yS, édit. d'Anvers 1706); dans Solinus(Asia , c. 65, pag. 168); dans Martianus CopAla( 1. VI. deBabjl.