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Tome premier.
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86 ASTRONOMIE, L [ V. II.

parlent très clairement de ce système des Caldéens (Sen. Quacst.nal. lib. VIL cap. 3 ). Plutarque dit que quelques Pythagoricienspensoient aussi de même sur les cometes (r/c Placitis Phillib. III.cap. 2; Stob. Eclogae Physicae, lib. I. p. 63 w ).

Mais Séneque parle d'un autre astronome nommé Epigche , quidisoit que les Caldéens 11’avoient rien de certain sur les cometes, etqu’ils les regardoient comme des météores allumés par l’effort dequelque tourbillon d’air violemment agité. Au reste, ces contradic-tions ne doivent pas nous surprendre : il y avoit plusieurs écoles chezles Caldéens : Pline en compte trois (liv. VI. chap. 26). O11 enseignoitdifférens systèmes dans ces écoles, suivant Strabon (lib. XVI. pag.739), et il pouvoit se trouver des philosophes qui eussent fait sur lescometes de ces conjectures hardies et sublimes , telles qu’ou les voitdans Séneque, sans que leur théorie en fût pour cela plus avancée.Ainsi, pour me borner aux temps qui ont précédé l’ere de Nabonas-sar (746 ans avant notre ere), je ne vois rien de certain ni même deprobable dans le savoir des Caldéens, si ce n’est une connoissanceapprochée des périodes des planètes , et des levers des étoiles.

261. Pour prouver que l’astronomie des Caldéens se réduisoit àtrès peu de chose, on peut citer le sentiment de Bérose, qui croyoitque la lune avoit deux côtés, l’un brillant et l’autre obscur (Stobée,p. 60) : ainsi ou l’on avoit déjà perdu de son temps les connoissancesanciennes-, ou, ce qui me paroît plus vraisemblable, l’on avoit tou-jours ignoré , et l’on 11e savoit pas encore, d’une maniéré certaine etincontestable, la cause des pliases de la lune (Plutarque , de Plac.P h il. lib. II. cap. 29; Vitruve, lib. IX. cap. 4, p. 188, edit. 1649).Ce Bérose étoit un astronome caldéen, que plusieurs auteurs mettentau temps d’Alexandre le Grand. Vitruve , au commencement duchapitre 9 de son IX e livre, 011 il parle de l’origine et de l’usage descadrans, dit que Bérose inventa le premier le demi-cercle concave etincliné. Il dit ailleurs (IX. 47, p. 188 et 196) que Bérose étoit venule premier de Caldée enseigner l'astronomie en Asie et à Coos(patrie d’Hippocrate dans l’île du même nom). Cependant les Grecsavoicnt déjà reçu des Babyloniens l’usage des cadrans solaires, avantle temps d’Hérodote, qui en a parlé dans ses écrits, c’est-à-dire 460ans avant J. C. ; mais le cadran de Bérose pouvoit être tout différentdes premiers.

(a) Jean Stobée , auteur grec du qua- mes sur la morale et la physique : jetrieine ou cinquième siecle , nous a cite l’édition grecque et latine d’Anvers,laissé sous ce titre un recueil de maxi- i 5 y 5 .