ASTRONOMIE ÉGYPTIENNE. p5
Egyptiens ; mais il paroît, par ce que nous venons de dire, que c’estenviron à l’an 400 avant J. C. qu’il faut rapporter ce qu’il en dit.Suivant cet auteur, on savoit en Egypte que les étoiles étoient desfeux, que le monde étoit rond comme une boule, que la lune s’éclip-soit en entrant dans l'ombre de la terre, et que le mouvement desplanètes étoit fort inégal (in Proœmio , p. 3 ). Diodore de Sicile dità-peu-près la même chose (liv. I. t. 1, p. 149 , édit franç.).
274. Il en est de même de ce que rapporte Macrobe (Somn. Scip,lib. I. cap. 19), quand il dit : « Les Egyptiens ont découvert que le« cercle décrit par le soleil est environné par un cercle extérieur que« Mercure parcourt, et le cercle de Vénus renferme encore celui-ci ;« de maniéré que ces deux astres, lorsqu’ils sont à la partie supérieure« de leurs cercles , sont au-delà du soleil, et lorsqu’ils sont à la partie«inférieure, sont plus près de nous que le soleil:». Vitruve (liv. IX.chap. 4) raconte encore plus clairement cette découverte, en expli-quant le mouvement de Vénus et de Mercure autour du soleil. « Mer-« cure et Vénus, dit-il, tournant autour du soleil comme centre, et«couronnant ses rayons, retardent, rétrogradent, ou deviennent«stationnaires dans le zodiaque : on le reconnoît sur-tout par le« moyen de Vénus, qui suit le soleil le soir, et s’appelle alors Vespc -« rugo , ou le précédé en se levant avant lui le matin, et s’appelle«alors Lucifer ». Mais il n’y a point d'apparence que cette belleremarque ait été faite plus de 400 ans avant J. C., lorsqu’après unelongue suite d’observations, un grand nombre de génies se furentexercés à combiner et à étudier toutes les apparences du mouvementdes planètes; ce système n’étoit pas adopté en Egypte du temps dePtolémée.
27 5 . On croit que les Egyptiens prédisoient des éclipses, et qued’après eux Thalès prédit celle qui termina la - guerre des Lydienset des Medes (296). Mais la prédiction de Thalès me paroît fortsuspecte, comme on le verra ci-après (296), ainsi que le témoignagede Diodore lorsqu’il dit que les Thébains prédisoient des éclipses ;bien des prédictions célébrés n’ont été faites qu’après coup.
276. C est aux Egyptiens qu’on rapporte les premières idées dumouvement de la terre, ou du système de Copernic, dont Philolaiiset Aristarque parlèrent ensuite dans la Grece ( 3 i 8 ). Ils eurent lapremière idée de la pluralité des mondes ( 33 y 6 ) ; Orphée la répan-dit parmi les Grecs.
On cite encore le Timée de Platon, dans lequel cependant je n’ailien vu qui ait trait à ce système ; il paroît que Platon, tout sublimequ’il est dans la morale et la métaphysique, étoit peu avancé dans la