C)6 ASTRONOMIE, 1 I V. II.
physique céleste. Mais les Pythagoriciens croyoient à la pluralitédes mondes : or, l’on sait qu'Orphée et Pythagore étoient allés enEgypte, et les Egyptiens soutenoient qu’ils en avoient rapporté tou-tes leurs connoissances en astronomie (Diodore, liv. 1 . t. x, p. 2o3et 208 de Fédit. franc.)
277. La période ou semaine de sept jours, dont chacun est con-sacré aune des sept planètes, fut un établissement des Egyptiens,suivant Hérodote (liv. II. chap. 82), et Dion Cassius (liv. 37. p. 37,édit, de 1606). Goguet observe que les Grecs furent long-temps lesseuls qui ne divisèrent pas leur mois en semaines de sept jours,mais en trois dixaines ; ils ne comptaient jamais plus de dix jours desuite-, le 16 du mois s’appelloitle second sixième; le 24 s’appelloitle troisième quatrième, c’est-à-dii-e le 4' de la troisième dixaine, etc.(Marsham, p. 614* Goguet, III. 110, in-4 0 . V. 221, in-12). Cetteméthode était encore usitée du temps d’Hésiode; et ce ne fut quelong-temps après qu’ils adoptèrent les semaines de sept jours w . Maisil y a des auteurs qui soutiennent qu’on en remarque des traces chezles plus anciens peuples du monde (i 532 ).
278. Le lever et le coucher des étoiles en divers temps de l’annéedut être un des premiers objets de l’attention des peuples observa-teurs ; aussi les Egyptiens en avoient dressé des tables , comme ilparoît par un passage de Diodore de Sicile {liv. I. p. 46 de l’éd. de1604), où il s’agit du tombeau d’ Osymandias ou Osy mandés , roi deThebes ou d’Héliopolis, qui vivoit plus de 1600 ans-avant J. C. sui-vant Fréret, p. 487. On y voyoit un cercle d’or qui environnoit letombeau dans le Memnonium , il avoit 365 coudées (chacune de 20pouces on voyoit un jour de l’année à chaque coudée, avec lelever et le coucher des étoiles qui répondoient à chaque jour, et lespropriétés qu’on leur attribuoit. Newton croit que c’était en mémoirede l’établissement de l’année de 365 jours. Ce cercle fut enlevé sousle régné de Cambyse, roi de Perse, lors de la conquête de l’Egypte,624 ans avant J. C. C’est par conjecture que l’éditeur de YHistoirecéleste ajoute que ce cercle servoit à mesurer chaque jour le mouve-ment du soleil; Weidler assure qu’on ne trouve cette circonstancedans aucun auteur, quoiqu’Albertus Curtius ait cité Denys d’Iialicar-nasse à ce sujet.
(a) La maniéré de compter par dix
I ’ours dut être la première de tou tes parmies hommes, à cause des dix doigts denos mains ; c’est aussi l’origine de notrearithmétique décimale. 11 eût été bienmieux de compter de 12 eu 12: mais
l’arithmétique, en se perfectionnant parl’écriture , n’a pu changer le systèmeprimitif et général que la nature aroitindiqué, et que les dix doigts avoientfait adopter.
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