astronomie des grecs. 107
On croit qu’il fut le premier qui parla de l’obliquité de l’écliptique,et de l’angle que ce cercle fait avec l’équateur ; mais Diodore deSicile dit qu’OEnopides de Cliio l’avoit appris des Egyptiens, et ilest suivi en cela par Plutarque et Stobée, quoique Pline (II. 8) attri-bue cette découverte à Anaximandre : c’éloit bien, suivant son ex-pression, avoir ouvert les portes de l’astronomie , rentra fores apc-ruisse. Parmi les choses remarquables que Pytliagore enseignoit àses disciples , il leur disoit que le feu occupoit le centre du monde;on croit qu’il vouloit dire que le soleil éloit placé au centre du systèmeplanétaire, et que la terre tournoit autour de lui comme les autresplanètes ; car c’est ainsi que l’explique Plutarque dans la vie deNuma : il enseignoit aussi que chaque étoile étoit un monde, et queces mondes étoient dispersés dans un espace éthéré d’une étendueinfinie (276, 33 76). Voyez, au sujet de Pythagore, le Dictionnaire deBayle.
3 0 5 . Df.mocrite succéda à Anaxagore ; ce philosophe , né versl’an 470 avant J. C., est appelle par Séneque le plus subtil de tousles philosophes (Quaest. Nat. VII. 8). Il enseignoit que dans la luneil y avoit des montagnes connue sur la terre (Plut. II. 26); que lavoie lactée étoit un amas immense d’étoiles (III. 1); qu’il devoityavoir une infinité de mondes dans un espace infini (II. 1 ). Sa doctrinesur la formation des corps organisés par les atomes est expliquéeaussi dans Plutarque , advenus Colotem . Il disoit que la terre s’ctoitcondensée depuis" sa formation; qu’elle étoit suspendue et en équili-bre , n’ayant aucune raison pour aller plutôt d’un côté que de l’autre(Plut, de Plac. Phil. III. i 3 et 1 5 ). Il nioit la Providence, aussi-bienqvPEpicure (II. 3 ).
3 0 6 . Philolaüs de Crotone, disciple de Pythagore et d’Archytasde Tarente, est un des Pythagoriciens les plus célébrés dans l’astro-nomie, pour avoir établi, plus précisément qu’aucun autre Pythago-ricien, le mouvement de la terre ; il vivoit environ 45 o ans avant J. C.Etant retiré à Héraclée, il y composa trois livres de physique, dontPlaton fit tant de cas qu’il les acheta 10000 deniers, ou près de 10000livres de France (Aulu-Gelle , III. 17) ; cependant Diogene Laërceparoît désigner plutôt des livres de Pythagore possédés par Philolaüs.Plutarque (de Plac. Phil. III. 11) nous apprend que Philolaüs pla-çoit le feu au centre de l’univers, et que, selon lui, la terre que noushabitons , et celle qui lui est opposée et que nous ne voyons pas(ÀrTi'xûor*) , tournoit dans un sens contraire ; d’autres disent qu’ilenseignoit le mouvement de la terre selon le premier cercle, c’est-cà-dire le mouvement diurne, et son mouvement dans un orbe circulaire
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