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Tome premier.
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123
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ASTRONOMES ARABES, 123

parut en 1669 , après la mort de l’auteur , accompagnée du textearabe, et de plusieurs notes savantes sur les neuf premiers chapi-tres ; car Golius n’avoit pas eu le temps de les pousser au-delà ( Weid •1 er, p. 207). Au sujet d’Alfragan, il faut voir aussi Abulpharage,pag. i 61.

355 . Albategnius , prince arabe, vivoit en 879 et 012, commeon le voit par ses observations. 11 est appelle aussi Aloategni, Mu-hammed ben Geber Albatani, Mahometes füius Geber filii Crucni,Muhamedes Aractensis. Il étoit de Batan , en Mésopotamie. Il estcité par Halley avec éloge : Vif admirandi acuminis, ac in adminis-tra/idis obse/vationibus exercitalissimus. Il lit des observations à 14a-cah ou Aracte, ville de Csldée, que quelques auteurs appellent villede Syrie ou de Mésopotamie; il en fit aussi à Antioche. Ayant apperçuque les tables de Ptolémée étoient imparfaites, il en dressa de nou-velles , qui ont été employées long-temps comme les meilleures parmiles Arabes : elles étoient calculées pour le méridien d’Aracte. Il com-posa en arabe un ouvrage qui a pour titre, de Scienda Stellarum , etqui renferme presque toute l’astronomie, d’après les observations dePtolémée et les siennes. Ce livre, traduit en latin par Platon deTibur,parut à Nuremberg, en 1537 , avec des additions et des démonstra-tions de Regiomontanus , et fut réimprimé à Bologne , en 1645, avecles notes de Regiomontanus. Halley a relevé beaucoup de fautes dansces éditions ( P/iil . trans. 1693, n°2o4)-

Albategnius détermina dans ce livre le mouvement de l’apogée dusoleil depuis le temps de Ptolémée, aussi-bien que le mouvementdes étoiles, qu’il trouva d’un degré en 70 ans : il donnoit pour lalongitude de la première étoile du Bélier 18 0 2', et pour l’obliquitéde l’écliptique 2a 0 35'. Les tables alphonsines des mouvemens lunai-res, dont nous parlerons ci-après, furent dressées sur les observationsd’Albategnius , comme l’observe Nie. Miller ( Tab. Frisicae, p. 248).Voyez, au sujet d’Albategnius , Vossius de Sci. Mat. Genebrard yin Chronica ; d’Iierbelot, p. 193, au mot Batan; et Abulpharage,p. 191.

356 . Thabeth ben Korah, ou Thcbit ebn Chora, vivoit,dans le neu-vième siecle, suivant Abulpharage (page 184); et l’on peut s’en'fier à son témoignage, quoique d’autres ne l’aient placé qu’au trei-zième siecle. D’Herbelot dit qu’il mourut l’an 900 de J. C. (Bibl.or. p. 1015, au mot Thabeth). Il y a plusieurs remarques nouvellesqui sont attribuées à cet auteur : il employa la révolution du soleil,non par rapport aux équinoxes, mais par rapport aux étoiles fixes,en faisant observer que celle-ci etoit la seule qui fut réellement une