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Tome premier.
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Î22 ASTRONOMIE, LIV. II.

înslrumens convenables, et de les employer aux observations astro-nomiques ; ce qui fut exécuté à Shemasic , dans la province deBagdad , et sur le mont Casius auprès de Damas ( Abulpharage fpag 161).

352. Ce fut encore sous ses auspices que l’on mesura, dans laplaine de Siujar w , la valeur du degré de la terre’, et l’on trouva 56milles5 pour chaque degré, le mille étant de 4000 coudées (Alfra-gan, c. X, p. 3 6 , édit, de i5po; Abulfeda, cité par Gravius, G’co-graphiaeveteris script, in- 8°. Oxoniae, t. III Prolog.). Riceioli évaluece degré à 81 milles romains antiques ( Geog. rcf. p. 146), ce qui don-nerait 82046 toises pour le degré des Arabes-, mais Picard ne l’estimeque de 47188 toises, dans sa Mesure de la Terre, p. 6. Suivant F'ernel,ce serait 57000 toises.

Almamon ranima tellement les sciences dans l’Orient, que l’on vitnon seulement de son temps, mais encore après lui, un très grandnombre de gens habiles dans un pays où l’étude étoit depuis long-temps oubliée. Il mourut près de Tarse en Cilicie, pour avoir mangétrop de dattes , au retour d’une expédition militaire , l’an 218 del’hégyrc, ou 833 de J. C. (Bibl. or. p. 546, au mot Maman).

353. Alfragan , Alfergani, ou Fargani, est aussi appellé Ahmed(ou Muhammcd) bcn-Cothair, ou Ketir (Golius sur Alfragan). Sonnom vient de ce qu’il étoit né à Fergan dans la Sogdiane. Il écrivitdes élémens d’astronomie, vers l’an 800 (d’Herbelot, p. 340, au motFargani) ; ils sont partagés en 3o chapitres ou différences : l’auteursuit presque toujours Ptolémée, il emploie les mêmes hypothèses,les mêmes noms, et il le cite souvent.

354. II y a trois traductions latines du livre d’Alfragan. La pre-mière fut faite dans le douzième siecle : elle porte le nom de JoannesHispalensis , et fut publiée à Ferrare en 1498? et 5 Nuremberg, en1537, avec une préface de Philippe Mélancthon. La seconde tra-duction fut faite par Jacques Chrisiman, surla version hébraïque deJacques Antoli, et parut à Francfort en 1590. M. de Fouchi en a unede 1618. Christinan ajouta au premier chapitre d Alfragan un amplecommentaire, dans lequel il compare les calendriers des Romains,des Égyptiens , des Arabes, des Perses, des Syriens et des Hébreux,et montre la correspondance de leurs années. Enfin, la troisième etla meilleure traduction d’Alfragan fut faite par Jacques Golius, pro-fesseur de mathématiques et de langues orientales à Leyde : elle

(a) Il y en a qui disent Sindgiar et non sur les bords de la mer rouge commeFingar. C’est au midi de Diarbexir, et le dit Weidler.