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Tome premier.
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129
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ASTRONOMIE CHINOISE. 129

{Acad, des Inscr. XVIII, i 5 i ). On peut voir aussi Whiston, SixDissertations, London , 1 7 ^ 4 > *«-8°.

372. Le catalogue d’étoiles qui fut fait, dit-on, pârOuhien, 1610ans avant J. C. est perdu ; on ne trouve pas même dans les ancienslivres de quoi fixer la position d’une étoile par rapport aux équi-noxes et aux solstices, quoiqu’on y parle souvent des points car-dinaux relativement aux constellations.

L’an 1137, le 29 janvier au soir, il y eut une éclipse totale delune ; mais elle n’est pas assez détaillée pour qu’on puisse en tirerdes conséquences.

Vers l’an 1111 on observoit l’étoile polaire qui éloil la luisantede l’épaule de la petite ourse-, plus anciennement c’étoit l’étoile a dela queue du dragon , et ensuite deux autres étoiles du dragon.

373. Dans les siècles postérieurs et jusqu’à l’an 721 avant J. C.il n’y a qu’une seule éclipse dont il soit fait mention ; elle arriva leéseptembre, 776 ans avant J. C. (II, 1 54 ) : mais elle 11e peut servirque pour fixer la chronologie. Le P. Gaubil soupçonne même quece pouvoit être le calcul des astronomes du tribunal, offert à l’em-pereur selon la coutume. O11 en conclurait au moins qu'il y avoitune méthode pour calculer les éclipses -, mais cela même n’est pasclair. La suite des 36 éclipses, rapportée par Confucius l ‘ } dans leTchun-tsieou, ne commence qu’à fan 721, et va jusqu’à l’an 480;mais les Caldéens observoient alors (1419)., en sorte qu’on seraittenté de croire que les Chinois avoient emprunté des Caldéens lesobservations dont ils ont enrichi leur histoire. Il y a aussi des éclipsesfausses, suivant le P. Couplet et M. Cassini, Réglés de l’Astr. In-dienne. 1 p. 54. On peut voir le Mémoire de M. de Guignes sur l’in-certitude des Annales et de la Chronologie chinoise , lu en 1768 àl’académie des inscriptions , dans le XXXVI e volume de ses Mé-moires ; la dissertation de Renaudot, publiée à la fin de la relationd’un ancien voyage à la Chine ; Costard dans les transactions philoso-phiques , vol. 44 , p- 47b ; Fréret, tome XV de l’ac. des inscript.

374. C’est une tradition reçue, que Fo-hi, ou Fou-hi, fonda-teur de l’empire chinois , enseigna le premier à ses peuples la con-noissance des astres : mais on ne sait rien de précis à ce sujet. Onassure que 2000 ans avant J. C. les Chinois ont connu l’année de3 65 jours j, c’est-à-dire la durée de la révolution du soleil ; que detout temps ils ont eu des années solaires comptées d’un solsticed’hiver au suivant (II, 1 38 ; III, 7, 174), et des années lunaires où

(a) Ce philosophe naquit 4&3 ans avant J. C.Tome /.

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