l3a ASTRONOMIE, LIV. IL
il trouva que 351 lys et 80 pas répondoientsur la terre h un degré cî<?latitude. On compte actuellement 2.00 lys pour un de nos degrés ïmais la valeur du ly a changé, suivant les temps et les lieux (p. 77)_Y-haug estiinoit le mouvement propre des étoiles en longitude d’undegré en 83 ans (p. 81 ) ; il fit faire des observations dans tout l’em-pire ; il lit construire un grand instrument de cuivre pour représenterles mouvemens des pianotes et les éclipses (p. 85); il examina sur-tout la révolution de Jupiter. Il mourut l’an 727, et fut extrêmementregretté.
‘879. En 822 Su-gang expliqua fort clairement la parallaxe de lon-gitude, et son usage dans les éclipses de soleil (p. 96).
En 892 Pien-Kang expliqua d’une maniéré plus claire la méthodeque Y-hang avoit imaginée pour calculer les éclipses, et il dressaun grand catalogue des longitudes et des latitudes des villes; maisce catalogue n’existe plus. Il parla le premier avec netteté de l'éta-blissement d’un premier méridien pour les calculs des longitudesgéographiques (p. 96).
En 996 il y eut un astronome qui examina la chronologie chinoise,et, suivant son calcul, la première année du régné de l’empereur Yajse rapporteroit à l’année YbiS avant J. C. (p. 98).
38o. En 1022 l’empereur Gin-tsong fit des dépenses considéra-bles pour des instrumens, et fit composer un grand cours d’astrono-mie : on observa les distances des constellations, les déclinaisons desétoiles,l’ombre du gnomon (p. 100).
Sous l’empereur Hoey-tsong, qui régna l’an 1101, on composa■un livre où l’on parle, comme d’une chose déjà connue, de la direc-tion de l’aimant, et de la vertu qu’il a de communiquer cette pro-priété (p. 100). On croit quelle étoit connue à la Chine 244 ansavant J. C. (III. 44). Nous remarquerons, à cette occasion , que lapropriété qu’a l’aimant d’attirer le fer étoit connue des anciensGrecs, même de Thaïes, 600 ans avant J. C. Mais il ne paroit pasqu’on ait connu en Europe , avant l’an 1100, la propriété qu’il ade se diriger vers le nord. M. Falconet a trouvé, dans le Trésor deBrunet, manuscrit de la bibliothèque du roi, dont l’auteur mouruten 1295, un passage qui prouve que vers l’an 1260 on faisoit usagede la boussole pour la navigation (Hist. de l’Acad. des Inscr. VII r298). Un poëte du douzième siecle , Guyot de Provins, qui setrouva à la cour de l’empereur Frédéric, tenue à Mayence en 1181 ,nous apprend que les pilotes francois faisoient usage d’une aiguilleaimantée, qu’ils appelloient la marinetts (Abbat. Ûsperg. Fauehet,Antiquil. Gaul. Spectacle de la Nature, t. IV, p. 4 21 )i quoique