ASTRONOMIE CHINOIS S. l3l
en 2.4 tsïeni, ou 24 parties ; il rédigea plusieurs préceptes pour sup-puter le mouvement des planètes et les éclipses , mais on n’étoitpoint encore en état de calculer exactement une éclipse (p. 83). Ilmesura l’étendue des 28 constellations , mais il y avoit déjà plusd’un siecle cpie l'astronomie étoit cultivée à Alexandrie d’Égypte.
376. L’an 66 avant J. C. Lleou-hin écrivit un cours entier d’as-tronomie : il supposoit l’obliquité de l’écliptique de 24° chinois, ou23° 39' 18" (II, p. 8). Cela s’accorde avec mes recherches sur l’obli-quité. Il ignorait le mouvement propre des ('toiles, aussi-bien quetoutes les équations ou inégalités de la lune, du soleil et des planètes-,il rapportoit à l'équateur les situations de tous les astres (Ib. p. 9).
377. Vers l’an 85 de notre ere, on réforma le calendrier et lestables des solstices et des nouvelles lunes : ce fut l’astronome Li-fang(II, p. 20).
L’an 99, l’empereur Ho-ti fit faire un grand instrument de cuivre,pour observer les mouveinens des astres, qu’on commença de rap-porter à l’écliptique (Ib. p. 23).
L’an 164 de J. C. Tcnang-heng dressa un catalogue de plus de25oo étoiles, qui s’est perdu dans la suite. Cette année-là, des étran-gers, sujets de l’empire romain, arrivèrent à la Chine (p. 24). Cescommunications peuvent avoir influe sur leur astronomie.
En 206, Lieou-honget Tsay-yong parlèrent les premiers des iné-galités de la lune, qu’ils faisoient de 5° chinois ; ils reconnurent quela longueur de l’année n’étoit pas tout-à-fait de 3 65 jours 6 heures :mais f astronomie de Ptolémée étoit alors connue dans tout l’Orient,et il n’est pas impossible qu’on en eût eu connoissance à la Chine(p. 119). Les astronomes cninois croyoient encore alors qu’il y avoitdes rapports entre les lionnes ou les mauvaises actions des princeset les phénomènes célestes (Ib. p. 3i).
En 284, Kiang-hi donna une méthode pour le calcul des éclipses,et détermina le mouvement des nœuds de la lune (Ib. p. 44), etYu-hi parla du mouvement propre des étoiles (Ib. p. 46). En 460on distingua le mouvement diurne de l'étoile polaire, qu’on avoitsupposée au pôle même du monde (p. 53}.
378. En 55o, Tchang-tse-sin donna des réglés pour calculer laparallaxe de la lune, çt trouver le commencement et la lin d uneéclipse, ce qui avoit été mal connu à la Chine jusqu'alors : il dressades tables pour calculer les lieux des planètes (p. 58 et 59).
Dans le septième siecle, il vint des étrangers prêcher la religionchrétienne à la Chine. En 721 , Y-hang, bonze chinois, se rendittrès fameux par ses connoissances chronologiques et géographiques-,
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