Band 
Tome premier.
Seite
134
JPEG-Download
 

134 ASTRONOMIE, LIV. II.

qu’en i623on ÿsongeoit déjà à la réforniation du calendrier; maisc'étoit le P. Tcrrentius qui consiilloit les jésuites dlngolsladl à cesujet : ainsi nous 11e devons plus tenir compte aux Chinois de ce quis’est trouvé d’astronomie parmi eux depuis cette épocpie.

384. Nous finirons eu remarquant, d’après le P. Gaubil, combienles Chinois étoient encore éloignés en astronomie de cette perfectionancienne et singulière dont ils se vantoient à nos premiers mission-naires, prétendant que, depuis plus de 4000 ans, il y avoit à la Chineun college d’astronomie; mais ce n’est pas sans peine que le P. Gaubila tiré la vérité des ténèbres, en rassemblant des livres fort difficilesà trouver et à enLendre, et pénétrant au travers de monumens ancienstrès obscurs et très défigurés (Voyez encore les lettres édiliantes ,l. 2 6, 1783, etCostard, Phi/. Trans. 1747, n°4i5 et n"483). Il ya dans les manuscrits de M. de l’Isle , au dépôt de la marine, beau-coup de détails qui 11e sont point imprimés.

M. de Guignes le fils a fait graver, en 1781 , les constellationschinoises avec leurs noms et leurs concours ( Mém . présentés, 1. X,v. art. 588). M. Pingré, dans sa comélographie, a fait usage de plu-sieurs observations de coinetes vues à la Chine, dont les observationsétoient au dépôt de la marine.

D E l’a STRONOMIE DES INDIENS.

385. On ne savoit rien jusqu’ici de l’astronomie des Indiens ; mais

M. Bailly ayant publié, en 1 787 , un savant traité sur cette matière,en 600 pages in-4 0 , il est nécessaire d’en donner ici un extrait. Lesanciens 11’ont point parlé des Indiens au sujet de l’astronomie; ilsn’ont jamais célébré que les Égyptiens et les Caldéens, de qui nosconnoissances sont venues par l’entremise des Grecs : mais depuisle dernier siecle on a voyagé aux Indes, 011 y a trouvé des tablesdont les brames se servent pour calculer les éclipses, sans en con-noître les fondemens. M. Bailly a entrepris d’y retrouver les obser-vations dont ces tables ont dû être le résultat; et, avec des calculsimmenses et une extrême sagacité, il est parvenu à découvrir dansl’asLionomie indienne des choses curieuses jusqu’à présent incon-nues. r

La première connoissance que nous ayons eue de l’astronomieindienne, nous est venue de Siam. La Loubere, que Louis XIV yenvoya en ambassade en 1687, rapporta les préceptes des Indienspour le calcul des éclipses : mais ces préceptes étoient incompletset sans exemples de calcul; il fallut toute la sagacité de Dominique