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Tome premier.
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ASTRONOMES CELE H RES DEPUIS UN SIECLE. 1 8 1

ne décline point , et auxquelles il assigne un mouvement pério-dique autour de deux pôles pris sur la surface de la terre. On peutvoir ce qui a été fait pour la perfection de cette méthode, dans lesMémoires de Berlin pour 17 , et dans le Traité de M. de Buffon,1788. En 1686 , il se chargea de veiller à l’édition du livre desPrincipzs de NewLon, que l’auteur ne pouvoit se déterminer à pu-blier , et dans lequel Newton fait usage de plusieurs observationsde Ilalley. La même année il donna 1 Histoire des Vents alisés etdes Moussons.

535. En 1698, il reçut le commandement d’un vaisseau pour par-courir l’océan atlantique, et. les établissemens anglois , pour y cons-tater la loi des variations magnétiques, observer les marées, et tenterde nouvelles découvertes; il poussa jusqu’au 52 e degré de latitudeaustrale, où il trouva les glaces ; il visita les côtes du Brésil, les Cana-ries, les îles du Cap-Verd, les Barbades, etc. Par-tout il trouva lesvariations de la boussole conformes a sa théorie.

536. En 1703 , il succéda à Wallis dans la chaire de professeurde géométrie à Oxford; en 1713 il fut fait secrétaire de la Sociétéroyale , êl en 1720 astronome royal à l’observatoire de Green-wich.

Il publia en 1705 sa plus belle découverte en astronomie , leretour des coinetes, qu’il reconnut et annonça le premier; 011 a vuen 1759 l’accomplissement de sa prédiction (3183), et comme on lepeut voir dans l’histoire de la comète de 1759 , que j’ai donnée à lasuite de U nouvelle édition des Tables de Halley.

En 1719 , il fit imprimer de nouvelles Tables astronomiques de lalune, du soleil et des planètes, dont nous parlerons souvent.

537. Après la mort de Flamsteed, arrivée en 1719, ses héritiersavoient enlevé les instrumens d’astronomie qui lui avoient appar-tenu ; Halley se procura en 1722 une lunette de six pieds, faite parHook, mobile sur un axe dans le méridien , avec laquelle il com-mença à observer tous les jours la lune à son passage au méridien ,

f our en déduire ses ascensions droites eL les comparer aux tables.

1 avoit déjà conçu depuis long-temps l’idée d’employer les obser-vations de la lune à la recherche des longitudes en mer; pour celail falloit rectifier les tables de la lune, en sorte qu’elles 11e s’écartas-sent jamais de l’observation de plus d’une ou deux minutes ; ilpensa qu’il suffisoit, pour remplir cet objet, de déterminer tous lesjours, pendant 18 ans , le lien de la lune par observation, et desavoir combien les tables s’en écartoient, les erreurs devant revenirensuite les mêmes et dans le même ordre. On trouve ses réflexions